4 ans d'expatriation à Gozo, Malte.

BILAN DE 4 ANS D’EXPATRIATION SUR L’ÎLE DE GOZO, À MALTE

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Le 27 Mai 2018, Gleb et moi avons fêté notre “expat-versaire” : quatre ans d’expatriation sur l’île de Gozo, à Malte. C’est passé si vite ! Je m’étais déjà prêtée au jeu du bilan, pour notre première année à Gozo ainsi que pour notre deuxième année. Je n’étais pas sûre de retenter l’exercice cette fois-ci, mais après vous avoir posé la question sur mes réseaux sociaux, vous aviez l’air curieux(ses) de lire mon expérience.

Ce bilan risque de vous surprendre. Il est très différent de ceux que j’ai pu écrire par le passé, et il a pris une tournure inattendue. Je comptais en faire un article assez simple, listant les “pour” et les “contre” de ces quatre ans de vie insulaire… Finalement, il n’en est rien, c’est un texte à cœur ouvert que je vous livre, avec toute mon honnêteté, ma franchise… et mon sens critique.

Quatre ans à Gozo : garder le positif…

Quatre ans à Gozo, c’est 1200 jours de soleil, une maison avec piscine, mon poids en cornets de glace et tout autant en calamari fritti, des heures de masque et tuba dans les eaux transparentes de la Méditerrannée, beaucoup trop de litres de Cisk, de l’émerveillement devant des paysages qui laissent rêveur, de l’histoire vieille de plus de 5000 ans, de l’escalade dans les côtes sauvages, de l’entraide, des bonjours sur le parvis de l’église, la naissance de ma fille, des centaines de feux d’artifice, des décors de cinéma.

Tout cela et plus encore, c’est ce que je retiendrai de Gozo pour toujours, quand je parlerai à ma fille du pays dans lequel elle est née, sous les feux d’artifice, un 15 Août, jour de la Santa Marija, la fête religieuse la plus importante de Malte.

Je lui raconterai tout cela, car elle, elle ne s’en souviendra probablement pas. Après ces quatre années passées à Gozo, nous avons nous aussi fait un bilan, et le constat est sans appel : nous n’allons pas rester.

Je pense que pour la plupart d’entre vous, ces mots sont très surprenants. La vie à Gozo semble paradisiaque, je ne taris jamais d’éloges sur l’île, et j’ai l’air de tellement m’y plaire !
C’est vrai. Ou du moins, ça l’était. Car après quatre ans, le bilan se ternit.

Témoignage : s'expatrier à Malte, sur l'île de Gozo.

… et accepter le négatif

Lors de notre première année à Gozo, j’étais très enthousiaste. Nous l’étions tous deux, à vrai dire. Nous nous imaginions presque passer notre vie sur cette île, ou du moins une bonne partie.
Nous étions euphoriques d’avoir quitté la France, pays qui ne nous charmait plus, pour atterrir dans ce petit oasis méditerranéen. C’était l’aventure, surtout pour moi qui n’ai pas eu la chance de beaucoup voyager durant mon enfance. Du soleil ! Des paysages à couper le souffle ! La mer partout ! Pas d’administration pesante ! Une liberté d’entreprendre ! Un style de vie sans prise de tête ! Une sécurité totale !
Nous avions même commencé à entamer les démarches pour acheter une maison dans laquelle construire notre famille.
Et puis, au cours de la troisième année, le soufflé a commencé à un peu retomber. Ça commençait déjà à se sentir lorsque j’ai écrit cet article bilan à l’occasion de notre deuxième anniversaire sur l’île. Même si j’étais toujours heureuse de vivre sur cette île, je commençais à me montrer parfois négative dans mes propos, et j’énumérais beaucoup d’inconvénients au fait de vivre sur l’archipel maltais.

Quand Malte n’est pas le paradis que l’on imagine

Gozo a commencé à nous montrer ses limites quand je suis tombée enceinte de ma fille. Je ne vais pas vous refaire toute l’histoire, et je vous invite à lire mon article sur l’expatriation quand on est parent si vous souhaitez vous faire une idée. En fait, c’est le manque de choix qui m’a vraiment frustrée : du suivi médical à l’achat de puériculture, et en passant par la péridurale, les vêtements de grossesse ou les cours de préparation à l’accouchement, je n’avais pas les mêmes options que les femmes vivant sur le continent. Mêmes les choses les plus simples, qui sont follement excitantes quand on est enceinte, comme acheter un lit bébé ou le contenu de son sac de maternité, se sont avérées atrocement compliquées sur Gozo.
Rien de réellement dramatique, me direz-vous. Seulement quelques soucis de confort qui n’empêchent pas de vivre. Pas grave, certes, mais pesant. Le quotidien insulaire est compliqué et frustrant, et ma grossesse fut le moment où j’en ai réellement pris conscience.

Outre ces considérations personnelles, nous avons aussi ouvert les yeux sur bon nombre d’inconvénients propres à Gozo, et à Malte en général. Je ne vais pas tous vous les citer, car cet article déjà long n’en finirait pas. Je vais mentionner ceux qui ont le plus d’impact sur notre quotidien.
Je n’ai pas envie de paraître “ingrate” en écrivant cela, j’essaye simplement d’être honnête et réaliste.
Gozo est un véritable paradis quand il s’agit d’y séjourner pour les vacances, d’y venir quelques semaines dans l’année, ou encore d’y passer sa retraite. Mais quand il s’agit de s’y installer et d’y fonder une famille, le constat est tout autre.

Vivre à long terme sur l'île de Gozo, à Malte.

Sous un climat de rêve se cache une autre réalité

On peut commencer par le climat : en toute honnêteté, j’ai une relation d’amour/haine avec le climat maltais. C’est un réel bonheur d’avoir du soleil 300 jours par an, avec un temps estival six mois sur douze.
Mais l’été, justement… il fait chaud. Imaginez une canicule qui durerait trois mois, non-stop. On est un peu soulagés par le vent certains jours, et par la clim quand on a la chance d’en avoir une. Mais sinon, de fin Juin à Septembre, il est difficile de faire quoi que ce soit en journée, et on prend l’habitude de se terrer chez soi sous un ressenti qui dépasse parfois les 40°C. C’est génial pour des vacances dont le seul programme est plage, piscine et apéro en terrasse. Mais au quotidien, c’est un peu handicapant. D’ailleurs, l’école ici ne reprend qu’en Octobre, car il fait trop chaud pour commencer plus tôt.
Je préfère cela à un été gris et pluvieux, sous 17°C, je vous l’accorde. Mais ça ne s’arrête pas là. Le problème majeur vient après : les hivers ont beau être doux, ils sont très humides. Le taux d’humidité à Malte est constamment élevé à cause de la mer, mais il l’est encore plus de Décembre à Mars, période durant laquelle il pleut beaucoup. L’humidité infiltre les logements, les murs moisissent, la peinture s’effrite, les placards sentent le renfermé, bref, c’est désagréable au possible. Et c’est quelque chose qu’on ne réalise pas avant d’avoir passé tout un hiver sur le sol maltais.

Se loger à Malte : tout un programme…

Ensuite, on a très vite compris que passer notre vie à Malte allait s’avérer compliqué. En un mot : les logements. S’il y a bien une chose dans laquelle les maltais n’excellent pas, c’est la construction. Leurs maisons sont mal isolées : un four en été, un frigo en hiver. Pleines de courants d’air, d’infiltrations d’eau, de moisissures (cf le problème d’humidité évoqué précédemment).
Car les maltais, pour une raison qui m’échappe, ne connaissent pas le chauffage. Ils vivent pourtant dans des maisons en pierre calcaire, et les températures descendent entre 15 et 10°C l’hiver ! Vous ne trouverez jamais de chauffage électrique dans une maison ou dans un appartement maltais, ça n’existe pas. Éventuellement, on peut avoir la chance de trouver un poêle à bois ou une cheminée électrique dans un bien rénové par des étrangers, mais c’est très rare.
La climatisation peut être utilisée pour chauffer en hiver, mais il y a encore beaucoup de logements qui n’en possèdent pas, ou seulement dans quelques pièces (dans une chambre, par exemple).
Bref, vous l’aurez compris : on fond en été et on gèle en hiver. Malgré cela, les maltais ne semblent pas intéressés par le concept d’isolant. Ils continuent de construire des maisons en quelques semaines à peine, en empilant à la va-vite des blocs de pierre calcaire, en ajoutant une porte et des fenêtres et en placardant un panneau “à louer” sur la façade.
Les blocs d’appartements pullulent de plus en plus sur l’archipel. Saviez-vous que Malte est l’un des pays les plus densément peuplés au monde ? Du coup, les promoteurs construisent dans tous les espaces exploitables. Non seulement, ça gâche la vue, mais ça génère aussi des travaux constants, de 7h du matin jusqu’à 23h certains soirs. Sur Gozo, nous sommes encore assez épargnés par le phénomène, tout dépend des endroits. Mais sur Malte, la situation est alarmante.
Ces logements sont construits à moindre coûts, car à Malte, il n’y a pas de petites économies pour les propriétaires. Les murs sont en papier mâché (pas vraiment, bien sûr, mais c’est tout comme) et les constructions sont tellement bancales que l’eau s’infiltre partout, et la moisissure aussi.
Même avec un loyer très conséquent, il est difficile de trouver un logement correct à Malte, d’un niveau de standing similaire à ce que l’on pourrait espérer trouver en France. Les prix explosent en permanence et les loyers ne cessent d’augmenter, surtout sur l’île principale.
Par contre, c’est un excellent moment pour acheter de l’immobilier sur l’archipel : les prix sont en augmentation constante et la location de vacances est extrêmement lucrative. Cela, les maltais l’ont bien compris, puisque tous les biens soignés, de bonne qualité, sont réservés à cet effet. Pour les locations de longue durée, nous n’avons plus qu’à nous battre pour les quelques logements “moins pires que les autres” qui restent.

Le manque d’accessibilité… à tout

J’ai l’impression d’être un disque rayé et de me répéter. Mais Gozo, on en fait vite le tour. 14km sur 7, ce n’est pas bien grand. Une fois qu’on a visité tous les lieux touristiques une fois, deux fois, trois fois, une fois qu’on a vu les plus belles églises, une fois, deux fois, trois fois… on tourne en rond.
Je ne me lasserai jamais de certains points de vue, de certaines plages, mais cela ne suffit pas à compenser le reste. Disons le clairement : on s’ennuie. Il y a très peu d’activités ou de services, que ce soit pour nous ou pour notre fille. Très peu d’endroits où sortir, très peu d’endroits où faire ses courses, très peu de choix alimentaire ou matériel. Très peu de tout.
Je vous épargne mes plaintes sur les bus, sur le périple qu’il faut entreprendre quand on veut se rendre sur l’île principale, sur les départs de chez moi au minimum 5h avant mon vol quand je dois prendre l’avion…
Gozo, on l’a choisie volontairement. On savait que ça allait être reculé, un peu moins développé, beaucoup plus rural. On voulait éviter le bruit, le trafic, la surpopulation de Malte. C’est donc le prix à payer pour plus de tranquillité, mais force est de constater qu’on commence à saturer.

Un désastre environnemental

C’est un aspect de Malte dont on parle peu, et dont on n’a pas forcément conscience quand on est simple touriste. Les maltais ont beaucoup de qualité, mais malheureusement, ils ont encore du chemin à faire en ce qui concerne l’écologie. C’est fou, quand on voit le cadre somptueux dans lequel ils vivent ! On pourrait croire que sauvegarder leur environnement leur tient à cœur… La réalité est toute autre et il suffit de se balader à Malte ou à Gozo pour le constater : déchets, électroménager, carcasses de baignoire ou couches-culottes abandonnés en pleine nature, au bord des falaises, le long des sentiers de promenade. Certains petits garagistes prennent même les champs environnants pour leur poubelle à ciel ouvert.
Le tourisme de masse n’aide pas : il suffit de voir l’état du Blue Lagoon après une journée d’été.
Ajoutons à cela le ramassage des poubelles, qui est un vrai désastre. Les rues sont trop petites pour avoir de grosses poubelles vertes, comme en France. Du coup, suivant certains jours de la semaine, nous devons sortir nos sacs poubelles et les laisser directement sur le trottoir. Le ramassage a beau se faire le matin, en été, le soleil a déjà fait son œuvre… sans compter les sacs éventrés par les animaux, oubliés par les éboueurs ou sortis le mauvais jour par une personne étourdie (ou qui n’en a que faire).
Un tri des déchets est théoriquement en place (certains jours sont pour les ordures ménagères, d’autres pour les ordures organiques, d’autres pour le plastique et le carton), mais cela est globalement peu respecté par la population.
Je ne vous parlerai pas des refuges croulants sous les animaux errants, abandonnés, maltraités, ou des oiseaux protégés qui sont malgré tout chassés par des braconniers…

De l’incompatibilité avec nos projets d’avenir

À cause de la densité de population sur l’archipel, la place est comptée. Les jardins, les terrasses et même les piscines se font très rares. Et nous, clairement, la verdure, ça nous manque. Nous avons tous les deux grandi en Bretagne, à la campagne en ce qui me concerne, et après quelques années sans jardin, je donnerai cher pour en avoir un à nouveau, surtout pour ma fille.
Ces dernières années, Gleb et moi avons fait murir un rêve : celui d’acheter une ferme rénovée à la campagne et d’y agrandir notre famille, entourés de vergers, de potagers, de poules et de chèvres. Chose absolument impossible, à Malte. Quand nous avons commencé à esquisser ce projet, nous savions qu’un jour ou l’autre, nous allions devoir partir.

Bilan de 4 ans de vie à Malte.

Mais alors, pourquoi sommes-nous toujours à Gozo ?

Pour plusieurs raisons, la première étant que nous ne savons pas encore où déménager. Mon cœur de maman me crie de rentrer en Bretagne, près de ma famille. Mais Gleb ne souhaite pas retourner vivre en France, et je sais qu’il a de solides arguments. Alors, il va falloir déterminer où nous poserons nos valises dans le futur. Nous avons bien quelques idées, mais maintenant que nous avons un enfant, nous ne partirons pas à l’aveuglette comme nous l’avons fait il y a quatre ans. Nous avons besoin d’être sûrs de notre choix, et ce avant que Scarlett ne commence à aller à l’école, si possible.
La seconde raison, c’est que nous sommes en train de monter plusieurs projets professionnels, et que nous avons fait passer le reste au second plan. Nous n’avons pas encore eu le temps de visiter de futurs pays potentiels. Mais une fois que tout cela sera lancé, nous pourrons réfléchir à l’endroit où nous souhaitons vivre. Et puis, on s’est dit qu’on voulait tout de même passer au moins un dernier été à Gozo avant de partir, histoire de finir sur une belle note !

Ce bilan de nos quatre ans à Gozo a pris une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Je ne voulais pas paraitre aussi négative, je ne comptais même pas annoncer notre départ prochain puisqu’il n’y a encore rien de concret. Mais les mots se sont presque tapés tout seuls, sur mon clavier.
Sachez que malgré ce bilan un peu pessimiste, je ne regretterai jamais d’avoir déménagé à Gozo et d’y avoir passé quatre ans – et plus, nous ne sommes pas encore partis ! Ce furent quatre années formidables, avec des hauts et des bas, qui m’ont beaucoup apporté. Gozo est une île merveilleuse, qui me manquera énormément, mais nous avons évolué et nous avons besoin d’autre chose à ce stade de notre vie. Qui sait : on reviendra peut-être y passer notre retraite, dans quarante ans ?..

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61 commentaires
  1. J’ai trouvé ton article hyper intéressant ! Ca me parle pas mal dans le sens où nous sommes entrain de préparer doucement mais sûrement notre expatriation (Luc va faire un doctorat à l’étranger) et j’ai hâte de voir ce que cela nous réserve !

      1. bonjour nous partons en famille demain a Malte 10 personnes, nous avions acheté un appartement à st julians il y a quelques années , revendu 3 ans plus tard , je reconnais bien tous les défauts des maltais .Maintenant nous passons quelques semaines à Malte dans une belle location ,pas plus chere qu’en France. Pour résumer tout ce qui a eté dit 2 conditions sont indispensables pour rester a Malte être maltais et y avoir un bon job trés bien payé trés amicalement. Jean-Yves et Maryse de Quimper

  2. Un joli témoignage, merci pour ton honnêteté. Pour avoir visité Malte & Gozo en touriste, je me verrais bien y passer qq mois, mais les aspects négatifs que tu cites ne m’étonnent pas du tout. Moi je suis partie vivre au nord de l’Espagne il y a 10 ans maintenant, c’est un super endroit pour y vivre !!! #IdeeDeDestination 😉

    1. Les expatriés en Espagne ont généralement l’air de beaucoup s’y plaire ! Je ne pense pas que cette destination soit pour moi, mais je ne l’exclue pas. 😉 Tu t’y plais toujours, même au bout de 10 ans ?

  3. Merci pour cet article ; c’est vraiment appréciable de lire tes mots, qui respirent la franchise, et tu écris si bien. Les bilans ne sont pas toujours comme on les imagine, mais ils nous permettent de grandir et d’avancer. Je suis convaincue qu’en gardant le positif, on peut aller très loin ! Je te suis depuis pas mal de temps, et je te souhaite, ainsi qu’à ta petite famille, de belles aventures pour la suite ! En espérant que tu continues à écrire ici pour pouvoir te suivre encore lorsque vous poserez vos valises dans un autre pays 🙂

    1. Merci beaucoup pour tes encouragements ! J’en suis convaincue également, le positif attire le positif. Bien sûr, je continuerai à écrire sur ce blog, et ça sera l’occasion de lancer une nouvelle rubrique “guide” sur le pays que nous aurons choisi 😉

  4. Vous répondez à toutes les questions que je me posais car j’ai passé des vacances à Malte et Gozo et justement je me demandais comment on’vit la bas toute l’année .. bon courage pour la suite vous trouverez votre coin du paradis ailleurs … merci pour le partage

  5. D’une certaine façon, avoir pu lire ce billet me rassure.

    On ne se connaît pas, mais j’ai découvert ton blog il y a maintenant un peu plus de deux ans, lorsque je cherchais des informations afin de préparer notre voyage estival sur Gozo. ( Petite île sympathique, mais sur laquelle nous n’aurions pu vivre au-delà de simples vacances )

    Pourtant sans se connaître, on vit une situation similaire.

    En 2010, nous avions fait le choix de quitter notre Belgique natale pour vivre en Suisse, sur les bords du lac Léman. Un cadre magnifique, une vue incroyable et une lumière somptueuse.

    De la même manière que toi, je ne souhaite pas être “ingrat” envers le pays dans lequel nous avons passés les 8 dernières années, le pays qui a vu naître notre fille. Mais force est de tirer des conclusions identiques aux vôtres. Il est temps pour nous de partir.

    Sans donner plus de précisions ( celles et ceux qui le souhaitent peuvent me contacter pour plus d’informations ) nous avons fait le choix de retourner près de notre famille, de nos amis, de nos repères d’enfants.

    Après toutes ces années d’isolation sociale ( comme étranger, essayer de nouer des liens solides avec un Suisse ! ) le manque de contact est probablement l’un des poids les plus pesants au quotidien. Mais n’oublions pas les freins à nos projets personnels et professionnels.

    Si je me permets ce commentaire et surtout, si je me permets de te dire que lire ton expérience me rassure, c’est que nous aussi, notre choix porte à confusion.

    Pour beaucoup de personnes, il est incompréhensible de quitter la Suisse, car au-delà de ses frontières, c’est… le vide. Comme si la Vie s’était arrêtée à cet endroit ( et je n’évoque même pas le cas du canton du Valais qui s’est même créé un passeport – non officiel – pour ses habitants ) Du moins, exception faite du tourisme médicale et alimentaire entre autre.

    Comment pouvons-nous faire le choix de quitter tous les clichés que le pays a à nous offrir ?

    Comment pouvons-nous faire le choix de revenir en arrière après s’être enthousiasmé ?

    Peut-être s’agit-il tout simplement d’une forme de mariage, après la lune de miel idyllique, vient la réalité du quotidien.

    En tout cas, merci à toi Charlotte de partager à coeur ouvert ton expérience et bonne chance pour la suite.

      1. Je suis entièrement d’accord, je ne l’aurais pas mieux dit moi-même : “après la lune de miel idyllique, vient la réalité du quotidien”. C’est exactement ça, dans mon cas.
        Est-ce que je peux me permettre de t’envoyer un e-mail dans la journée ? Je crois que j’aurais quelques questions à te poser…
  6. Chouette article ! Je ne pense pas que quiconque y verra quelque chose de blessant, tu as aimé cette île, tu n’y es plus aussi bien, c’est juste un constat. Les choses et les gens évoluent et je vous souhaite de trouver votre nouveau coin de paradis (ne le dis pas à Gleb, mais l’option ferme perdue en France me semble super 🙂

    1. Je suis bien d’accord avec toi, malheureusement il n’est pas toujours facile de faire la part des choses ! 🙂
      La ferme perdue est effectivement une excellente option, mais je doute que ça soit en France, par contre… 😉

      1. Une ferme perdue en Slovénie ? Parce que niveau vert et nature, là-bas, vous serez servis.. ;o) Par contre pas de mer, ou très peu, à moins d’aller en Croatie voisine, ce qui peut être dur pour des bretons, non ?

        1. C’est vrai que c’est une destination qui pourrait nous convenir, mais je crois que j’aurais en effet un peu de mal à me passer de la mer… Ceci dit, il y a des lacs en Slovénie, non ?
          En tout cas, l’Europe de l’Est fait partie des destinations que l’on considère… affaire à suivre ! 😉

  7. Merci pour ce témoignage ! S’expatrier n’est pas chose facile et puis comme tout autre projet y a du positif et du moins positif je vais dire 🙂
    Je vous souhaite beaucoup de courage pour votre future aventure.
    Bisous

    1. Merci beaucoup ! 🙂 Exactement, l’expérience parfaite n’existe pas, l’important c’est de faire pencher la balance dans le “positif” le plus possible.

  8. Bonjour Charlotte
    J’ai lu votre article avec beaucoup attention.. et d’intérêt aussi compte tenu d’un projet d’expatriation que j’envisage .. que j’envisagerai ou que j’envisageais.. Et si Malte était un mythe.. une allégorie savamment orchestrée par les marchands de tourisme.. C’est un autre éclairage. Merci de nous livrer vos ressentis avec beaucoup de talent et de subtilités mais aussi de confiance.

    1. Je ne pense pas que Malte soit un “mythe”… l’archipel a énormément a offrir, et c’est loin d’être l’endroit qui offre les pires conditions de vie ! 😉 Jusqu’à présent, on s’y est beaucoup plu. Simplement, à ce stade de notre vie et vu nos projets futurs, ça ne colle plus. Merci à vous pour ce gentil commentaire, j’espère que vous réussirez à mener à bien vos projets d’expatriation, car c’est une formidable aventure.

  9. Merci Charlotte de votre réponse. J’ai écris rapidement ce matin et j’aurais du ajouter que j’ai toujours ressenti votre sincérité en nous parlant si joliment de Malte au long de votre blog. Et elle le mérite. Je la connais un peu en vacancière.. alors je me demandais si je ne l’avais pas mythifier !! Votre “bilan” est très constructif et me prépare aussi à ma future vie maltaise. Commence pour vous une période excitante de trouver votre nouvel endroit. Je continuerai à vous suivre.

    1. Ne vous en faites pas, j’avais tout à fait compris ce que vous vouliez dire ! C’est vrai qu’on a tendance à idéaliser l’endroit quand on est simple touriste ou fraîchement expatrié, avant d’être rattrapé par la réalité du quotidien. Mais ça reste un endroit très charmant et très agréable, où il fait bon vivre !

  10. Ton article est tellement touchant et à vrai dire je m’attendais pas du tout à ce que tu dises que vous souhaitiez partir ! Mais en lisant tes arguments, je ne peux que comprendre. Mais encore, je trouve que revenir à Gozo en âge de retraite, c’est chaud quand même, c’est assez connu que les personnes âgées souffrent beaucoup du chaud… ceci dit s’il y a la mer à côté, ça va peut-être. Bref, c’est vous qui verrez ^^ En tous cas je suis curieuse de savoir où vous allez déménager, peut-être à un endroit tout près de la France pour ta famille, dans un pays limitrophe ? Si tu viens en Suisse, fais moi signe 😉
    Merci beaucoup pour ton article en tous cas !

    1. Tu sais, il y a beaucoup de personnes âgées qui vivent ici depuis leur naissance, et beaucoup de retraités également (surtout des retraités anglais) ! ^^ Les personnes très âgées ont bien sûr des précautions à prendre par rapport à la chaleur, mais elles le savent, elles sont habituées et font attention. C’est différent d’une canicule qui te tombe soudainement dessus quand tu vis dans le fin fond de la Bretagne, par exemple… 😉
      Mais quand je parlais d’y revenir pour la retraite, c’était surtout une petite touche d’humour, c’est dans tellement longtemps qu’il est impossible de s’y projeter pour l’instant. Et honnêtement, quitte à partir au soleil pour nos vieux jours, je pense qu’on choisira une destination plus exotique et plus désertée…
      On avait pensé à la Suisse oui, mais on a d’autres destinations en tête qui nous tentent d’avantage. On va réfléchir à tout ça durant les prochains mois, pour quitter Gozo au printemps 2019. En tout cas, si la Suisse se précise, je n’hésiterai pas à t’envoyer un message ! 🙂

  11. Il y a trois ans je suis partie à Gozo suite à la lecture de ton blog.
    Honnêtement, c’est un des plus beaux voyages que j’ai fait : mais ton article dépeint bien des choses qui m’ont fait tiquer pendant mon séjour…
    Durant notre séjour nous avons choisi de visiter la Valette … En partant de Gozo. Je crois que c’est à ce jour le trajet le plus pénible que j’ai pu vivre de ma vie… Bus + attente du ferry.
    Et Blue Lagoon… bourré à craquer. Nous avons trouvé un autre spot bien plus calme sur l’île heureusement.
    Et la chaleur… mon dieu… Nous nous sommes chopé une insolation carabinée mon compagnon et moi.

    La dame chez qui nous avons logé nous avait parlé des problèmes de chauffage, logement , infiltration. Depuis cette dame est revenue en Belgique. Tu n’es pas seule à mon avis.

    Bref, paysages paradisiaques et belles expériences, mais après une semaine sur place , je me suis dit que je n’arriverai jamais à vivre là.

    1. Ahahah oui, le trajet Gozo-La Valette est toujours un vrai périple, c’est frustrant de passer autant d’heures à faire un trajet géographiquement si court !
      En effet, je déconseille complètement le Blue Lagoon l’été, ou alors très tôt le matin, entre 8 et 11h. Sinon, c’est un coup à se dégoûter du lieu.
      Je comprends, vivre à Malte ou à Gozo n’est pas forcément envisageable pour tout le monde. Même nous qui nous sentions très bien au début avons fini par nous en lasser…

  12. Bonjour Charlotte, merci pour ton récit. Nous nous sommes installés sur Xagrha depuis un mois pouvant travailler de là où nous voulons (édition et informatique). Nous savions déjà qu’il y aurait peu de chances qu’on reste plus d’un an au vu de la taille de l’île. Je vois déjà tous les problèmes que tu cites, plus la nouvelle loi de budget sur les résidents.
    Nous avons pensé aussi à la Suisse car nous avons des clients et amis là bas, mais à moins de gagner bcp, ce n’est pas évident du tout, l’immobilier est très cher et les taxes lourdes pour les classes “moyennes”.
    Pour la ferme perdue en France, c’est quasi ce que nous avions, à très petite échelle, mais tu te sens vite bloquée dans tes déplacements à moins de trouver quelqu’un pour te remplacer….
    Nous sommes aussi en pleine réflexion sur la future destination.
    Ce serait bien qu’on puisse discuter de tout ça. Bonne journée et bon courage pour toutes ces décisions!

    1. C’est joli Xaghra, et vous avez Ramla Bay tout à côté ! 🙂
      La Suisse est dans le top 3 de nos destinations phares, mais pas en première position… 😉
      Pour la ferme, j’aurais dû préciser qu’on ne souhaite pas en faire notre activité, ce serait juste à titre personnel (potager, verger, quelques poules et moutons). Du coup, pas vraiment de souci en ce qui concerne les déplacements.
      J’espère que vous trouverez une destination qui vous conviendra !

    2. Bonjour, pourriez-vous me donner un peu plus de détails sur cette nouvelle loi de budget sur les résidents ? Merci par avance !

        1. Bonjour, oui je faisais référence au message de “Graziella Haution Ghirardelli” quand elle disait, je cite : “Je vois déjà tous les problèmes que tu cites, plus la nouvelle loi de budget sur les résidents.”.
          En espérant qu’elle puisse voir le message 🙂 Bonne continuation !

          1. D’accord je n’avais pas vu, j’espère qu’elle vous répondra ! Personnellement, je n’ai rien entendu à ce sujet/pas été impactée par un quelconque changement, mais en tant qu’expats nous n’avons pas tous le même statut (tout dépend si on est officiellement résident maltais, si on travaille sur le territoire ou si nos revenus sont perçus à l’étranger, etc).

  13. Super intéressant ton bilan ! Effectivement on a tendance à penser que c’est le rêve chaque jour, mais y vivre doit être autre chose. Je reviens tout juste de 3 années en Pologne et je ne sais pas où j’irais prochainement moi non plus, mais je pense que je ne resterais pas en France ^^ Bonne continuation à vous 🙂

  14. Bonjour Charlotte,

    je viens de lire, avec le plus grand intérêt, le bilan de votre expatriation sur l’ile de Gozo.
    Comme indiqué dans un mail, que je t’avais envoyé il y a quelques mois, Malte est une des destinations possible pour mon expatriation à la retraite.

    Je dois avouer que l’image laissée dans tes écrits n’arrivait pas à me convaincre et m’incitait à la plus grande prudence. J’étais très heureux pour toi et ta famille, mais tout paraissait trop beau pour être vrai. Cela manquait de nuance ! Aucun pays au monde n’est parfait !

    J’ai pas mal voyagé dans ma vie et j’ai souvent remarqué que les gens souhaitaient vivre ailleurs. En général, les autochtones rencontrés étaient très rarement de grands voyageurs et voyaient dans le fait de se déplacer dans le monde, pour découvrir d’autres cultures, une richesse qui n’a pas de prix.

    J’espère que vous poursuivrez votre bonheur dans d’autres endroits et que vous finirez par trouver votre lieu de prédilection.
    Peut-être que dans quelques années vous reviendrez à Malte (si finalement vous partez)

    Dans tous les cas, il y a un talent que personne ne pourra t’enlever. Tu es une magnifique ambassadrice du lieu où tu te trouves.

    Au plaisir de te lire.

    Philippe

    1. Bonjour Philippe,
      Je suis un peu perplexe en lisant que “mes écrits manquaient de nuance” et que “tout était trop beau pour être vrai”… Je n’ai jamais caché qu’il y avait beaucoup d’inconvénients à vivre sur une île comme Malte. Si vous lisez mes tout premiers articles qui datent de 2014, ainsi que les suivants en 2015, 2016 ou encore 2017, vous le verrez. Je suis toujours honnête quand j’écris un article, je partage mon ressenti avec ses hauts et ses bas.
      Malte est quand même un archipel assez paradisiaque, et durant nos premières années sur l’île, les avantages surpassaient amplement les inconvénients. Il y aussi des problèmes qu’on ne remarque qu’au bout de quelques mois, voire années, à force d’expérience (par exemple, ceux liés aux logements).
      Maintenant que nos projets ont changé, la vie à Malte n’est plus viable pour nous, mais j’ai vraiment adoré y vivre pendant ces dernières années, même si tout n’est pas parfait (je n’ai jamais prétendu l’inverse).

      1. Bonjour Charlotte,

        toutes mes excuses si ma phrase était inappropriée et si ceci a été blessant. Je ne voulais certainement pas remettre en cause le magnifique travail de ton bloc.

        Au niveau professionnel, je suis tellement inondé de mails que j’ai la très mauvaise habitude de lire en diagonale.

        Finalement, je n’ai droit qu’au silence pour éviter un nouvel impair.

        Au plaisir.

        1. Bonjour Philippe,
          Je n’ai pas du tout été blessée par votre commentaire, je tenais juste à clarifier et à défendre mon point de vue. Tout comme vous avez le droit d’exprimer le votre… 😉
          À bientôt, j’espère !

          1. Bonjour Charlotte,

            je vais toujours me permettre de suivre, avec le plus grand plaisir, l’évolution de votre vie à Gozo.

            En fin de mois, je vais être à Malte pour quelques jours ! Ma dernière visite datant de 2016, je vais pouvoir voir si mon plaisir d’y venir est toujours aussi fort.

            Tous mes voeux de bonheur à toute la famille.

          2. Je vous souhaite bon séjour en avance ! En deux ans je trouve que le nombre de touristes a beaucoup augmenté (sur Gozo en tout cas, certains endroits qui étaient auparavant déserts ou presque sont désormais bondés)… À part ça, pas beaucoup de changement ! 😉

          3. Bonjour Charlotte,

            me voici de retour après mes quelques jours de vacances sur les iles de Malte et Gozo.

            C’était la première fois que je passais plusieurs jours sur l’ile de Gozo et j’ai visité l’ile comme un potentiel résident et non comme un touriste.

            Les points positifs
            _______________

            1) les habitants sont d’une gentillesse et politesse que je ne connais pas dans ma région.
            2) le calme, dans les zones sans touristes, est impressionnant et très agréable. A certains endroits il m’est arrivé d’entendre le “silence”.
            3) A part, le prix de l’eau, tout me parait bon marché.

            Les points négatifs
            _______________

            1) je confirme qu’au niveau de l’écologie s’est une catastrophe. S’il n’y a pas une rapide prise de conscience, cette ile deviendra rapidement une poubelle à ciel ouvert. J’ai même été témoin d’une personne perdant une fourchette en plastique, s’en rendre compte, et de ne pas faire l’effort de la ramasser. Même à côté de belles villas, s’il y avait un terrain sans habitation, il y avait toujours des déchets.

            2) les petites routes sont dans un état pitoyables. Si je devais vivre à Gozo, je crois que le bus serait mon moyen de locomotion principal.

            3) cela manque cruellement de verdure.

            Sinon, un endroit, dont la vue est époustouflante, m’a laissé assez perplexe. Je parle de Fort Chambray. L’entrée est assez “spéciale” et pas très engageante. J’ai visité ce lieu à 2 reprises et je dois avoir croisé 3 voitures au grand maximum. Je n’ai même pas croisé une personne pour discuter de ce site.

            Finalement, je suis très mitigé pour établir une éventuelle résidence à Gozo/Malte, lors de ma retraite.

  15. Je ne connais pas du tout Malte et je dois dire que ce n’est pas le premier endroit qui me vient en tete quand je pense à m’expatrier, par contre le Canada c’est une autre histoire ^^

    1. Malte est un très joli pays où il fait bon vivre (le climat aide beaucoup), mais ce n’est pas fait pour tout le monde ! Il y a beaucoup d’inconvénients liés à l’insularité… Je comprends aussi votre attrait pour le Canada 🙂

  16. Bonsoir,
    Je suis un peu en retard pour le commentaire.
    Mais devant ma pinte de Cisk sur la place St Georges et en lisant ton article, je voulais dire que je suis entièrement d’accord avec ton analyse.
    La facilité d’entreprendre, les hivers hors normes et la dolce vita. Notre première visite a Gozo date de 2002 je pense et notre expatriation de 2015.
    Nous avons une expérience différente de la tienne, nous avons acheté et rénové, erreur a ne pas comettre
    Sinon a pas compris le temps de Gozo!
    Bref, je la fait courte pour rester clair ( l’effet pinte)
    Nous Sommes en 2020 et tu es toujours sur notre belle île.
    Qu’est ce qui a changé depuis 2018?
    Patrice

    1. Bonjour Patrice,
      Ça fait un peu plus de 6 ans pour nous maintenant, et on a décidé de partir depuis un an environ. Ça a été retardé pour diverses raisons (la dernière en date : le covid), mais on croise les doigts pour partir cet automne.
      L’année dernière, j’ai posté un article avec les pour/contre de la vie à Malte (selon mon expérience) : https://thebluedressgirl.com/demenager-a-malte-pour-contre/. Ça reprend, en gros, ce que j’ai déjà évoqué dans cet article-ci. Mais pour résumé, mon ressenti n’a pas vraiment changé : j’adore Gozo et je ne regrette vraiment pas d’y avoir vécu quelques années, j’y reviendrai en vacances c’est certain (notamment pour ma fille qui est née ici), et si certaines choses étaient différentes, je pourrais rester sans problème plus longtemps. J’aime bien cette vie tranquille, insulaire, le cadre pittoresque… mais malheureusement, trop d’inconvénients viennent surpasser les avantages, pour nous et pour nos projets futurs. Si je n’avais pas d’enfant, le choix serait différent.
      Gozo me manquera un peu mais je suis vraiment pressée de partir et je pense qu’on va aimer notre future destination d’avantage.
      Et vous, quels sont vos projets ?

      1. Bonsoir,
        Faire tourner notre guesthouse au mieux, puis une fois nos filles indépendantes partir en Asie 6 mois de l’année. Un aspect que je n’ai pas aborder c’est la langue.Nos filles ne parlaient pas un mot d’anglais en arrivant. Aujourd’hui elles parlent Anglais et comprennent le Maltais, être trilingue pour démarrer c’est un plus même si le niveau des écoles n’a rien a voir avec la France. Avant de choisir Gozo nous avons pas mal voyagé avant nos filles et aprés et on espère secrètement qu’elles iront étudier loin pour que l’on puisse leur rendre visite, mais ce sera pas avant un moment.
        Voilà j’espère que vous trouverez votre voie.

        Patrice

  17. Bonjour,
    j avais lu vos articles positifs sur Gozo, juste avant de venir fin 2017, on a quitté la France pour raisons professionelles en 2012
    et j ai été enormement decue d abord à Malte et maintenant à Gozo
    les jolis articles parlant du soleil et de la dolcè vita oublient trop souvent de mentionner la réalité
    La plupart des Maltais sont racistes et il n’est pas rare de se faire insulter dans la rue,
    quand on vit ici, il faut s attendre à avoir des problemes de location, de voisinage, de livraison (que ce soit de colis ou livraison de supermarché qui vous envoi des fruits et legumes tellement pourris, que le livreur est gené par l odeur.)
    Il est rare de trouver un serveur sympathique et serviable dans les restaurants ou alors il est étranger.
    quand à l environnement, leurs villes sont laides, sales et tellement polluées avec des constructions moches et modernes de partout et le bruit toujours des travaux à n importe quelle heure ou jour, et vous ne pouvez rien dire sinon on vous dit de rentrer chez vous!
    Et le pire c est que depuis notre arrivée, nous n avons pas rencontré un seul étranger heureux d être ici, l envers du décor une fois découvert semble tout gâché helas.
    Mon bilan au bout de trois ans, je ne pense qu’a partir le plus rapidement possible m installer ailleurs.
    et surtout je conseillerai aux retraités de choisir un pays ou ils seront mieux considérés et appréciés comme l Italie ou le Portugal ou L Irlande peu de soleil mais gens chaleureux et des paysages sauvages et magnifiques.
    Voila il me semblait important de temoigner pour que les personnes qui projettent de venir soient averties avant de venir
    je vous souhaite de trouver un endroit sympa où vous installer.

    1. Bonjour,
      Peut-être qu’il y a une véritable différence entre Malte et Gozo, car mon expérience est très différente de la vôtre… Cela fait plus de 6 ans que je suis à Gozo et je ne me suis jamais faite insultée, je n’ai jamais subi de racisme de la part des maltais. Je sais que beaucoup voient d’un mauvais œil les expats et les étrangers qui s’installent sur l’archipel, mais je n’ai jamais été confrontée à cela directement et surtout pas dans la rue !
      Concernant les problèmes de location, je suis d’accord avec vous, j’ai vécu ça deux fois. C’est le gros point noir ici, les logements ne sont pas aux mêmes standards que sur le continent et c’est un peu pénible quand on est locataire.
      Les problèmes de livraison, je ne connais pas. Au contraire, je trouve que les services de livraison sont 100 fois mieux qu’en France : pas d’avis de passage laissé par le livreur alors que tu es chez toi, ils téléphonent toujours 10 minutes avant la livraison pour s’assurer que tu es là, ils te donnent des horaires précis au préalable, si tu n’es pas là ils t’appellent pour savoir s’ils peuvent laisser ton colis à un voisin… Littéralement, en 6 ans, je n’ai jamais eu un seul problème de livraison et pourtant je commande beaucoup en ligne.
      Dans les restaurants je n’ai jamais rencontré de serveur particulièrement désagréable, rien de suffisamment notable pour que je m’en souvienne, en tout cas. Ça peut arriver d’avoir un service moyen ou passable dans certains endroits, mais honnêtement c’est assez rare. Au contraire, je trouve le service dans les restaurants assez agréable en général (sur Gozo tout du moins, sur Malte je ne sais pas).
      Les villages de Gozo ne sont pas moches (à part certaines zone industrielles en périphérie de Victoria). C’est pittoresque et super joli, je trouve. Mais là, les goûts et les couleurs, hein…
      Le bruit, je sais que c’est un vrai problème sur Malte, par chance nous sommes plus préservés sur Gozo.
      Bref, je sais que Malte a beaucoup de défauts et je suis la première à le dire (par exemple dans cet article : https://thebluedressgirl.com/demenager-a-malte-pour-contre/), mais mon expérience est loin de s’approcher de l’enfer que vous avez décrit. Peut-être que c’est une question de différence entre Malte et Gozo ? Je connais très peu l’île principale, honnêtement je n’y vais que pour prendre l’avion… Mais je peux vous assurer que sur Gozo la réalité est bien plus douce que ce qui ressort de votre commentaire. En tout cas, mon expérience l’a été et j’ai été très contente de vivre ici.
      Je suis pressée de partir car des projets nous attendent dans notre futur pays et j’ai hâte de commencer tout ça, mais Gozo restera toujours un endroit spécial pour moi.
      Je ne remets pas du tout en question votre témoignage et votre vision des choses, mais je tiens juste à préciser que les expériences sont différentes pour chacun et qu’il ne faut pas généraliser. La votre a été très mauvaise, la mienne a été bonne, et les amis étrangers que j’ai à Gozo, ou les français que je rencontre grâce à mon blog ou qui m’écrivent, sont généralement heureux de vivre ici.
      J’espère que vous trouverez un pays qui vous convient mieux et que vous pourrez partir au plus vite !

      1. Exactement pareil me concernant ! Après 5 ans sur Gozo, 0 problème concernant les livraisons, aucune insulte, pas de rencontre de serveur désagréable, de façon globale j’ai même l’impression qu’il y a plus de respect qu’en France en tant que client (peu importe le service / produit). Et pareillement je n’ai pas d’expérience en rapport à l’île principale mais sa densité ne m’a jamais attiré.
        Donc pour ceux qui pourraient imaginer une retraite à Gozo… au final c’est pas si mal que ça (si on aime aussi voyager de temps en temps car ça reste petit même si cela a aussi des avantages). ! Il faut en effet juste bien veiller pour un achat immobilier et/ou prévoir un peu de rénovation pour isoler et faire le nécessaire. Et les quelques expatriés que j’ai croisé ici sur Gozo sont plutôt contents de l’ambiance générale du pays en mode sans stress (en plus de n’avoir aucun flicage sur la route ni radar).
        Dans tous les cas, rien n’est ni bon ni mauvais, tout dépend ce que l’on recherche (et l’on perçoit !).

        1. Bonjour, votre ressenti s’approche beaucoup du mien et je suis contente que vous ayez pris le temps de le partager. Ces dernières semaines, j’ai reçu plusieurs commentaires très négatifs concernant la vie à Malte et je commençais à me demander si je vivais dans une réalité parallèle ou si je portais d’énormes œillères.
          Je trouve aussi que la qualité de vie ici est globalement meilleure qu’en France – quelques points mis à part. Comme vous dites, rien n’est tout blanc ou tout noir. Le pays parfait n’existe pas. Malte a pas mal de problèmes à régler, mais franchement je n’ai pas à me plaindre de la vie ici… au contraire, je trouve que c’est plutôt un privilège.

          1. Et je peux même ajouter que tous mes voisins sont particulièrement gentils avec moi. Je n’ai jamais ressenti un manque d’acceptation. En fait ils sont plutôt fiers que j’ai choisi de m’installer à Gozo (je présume tout de même qu’il y doit y avoir une différence dans un dialogue entre un résident et un habitant, et un touriste avec un habitant). En tout cas ils sont toujours là si j’ai besoin d’aide.
            Il faut juste apprendre à vivre avec l’humidité l’hiver, ça demande une autre organisation, mais j’ai envie de dire que Gozo peut devenir sympa si l’habitation choisie est bien isolée et dans laquelle on a mis une clim réversible qui fait aussi traitement de l’air sur l’humidité.
            En tout cas, mon agent immobilier a tjs été aux petits soins (genre je demande à changer le chauffe eau, 2 jours après c’était fait), le docteur pareil, le dentiste aussi, etc.
            Mais je dois avouer que le coeur de Malte, tout ce qui est Sliema et même la capitale… en vrai c’est invivable si on vient de la campagne d’un autre pays. J’imagine qu’il y a aussi avec ces conditions plus de stress des habitants et que les mentalités sont bien différentes, c’est blindé de business et de tourisme.
            Gozo a encore un certain recul, et j’apprécie voir les biquettes qui passent tous les jours dans ma rue, ou voir encore un voisin qui a 2 ânes 🙂
            Une petite villa en pied à terre à Gozo pour mes vieux jours je dirais pas non ! (mais maintenant j’ai également soif de voyage comme d’autres… la mer est belle mais il manque un peu de forêt et de montagne quand même!).

          2. Exactement d’accord, je n’aurai pas mieux dit ! On a demandé à notre proprio de changer notre chauffe-eau cet hiver car il marchait mal, et le lendemain il était là avec un ouvrier pour s’en occuper. Il y a quelques semaines une de nos clim s’est mise à fuir, il a envoyé quelqu’un le jour même. Il a baissé notre loyer de 20% quand le coronavirus a commencé, sans qu’on lui demande quoi que ce soit. Les voisins sont aussi très gentils, mais dans mon immeuble il n’y a que des étrangers, principalement des britanniques. Je vivais avant dans un immeuble de seulement trois apparts, avec des maltais, et ils étaient tous charmants et très aimables. Je suis d’accord quand vous dites que certains semblent fiers de savoir qu’on a choisi leur île, j’ai remarqué ça à plusieurs reprises. Surtout quand je suis arrivée il y a 6 ans ; il y avait moins d’expats à Gozo à l’époque et les locaux étaient toujours surpris (agréablement) quand on leur disait qu’on vivait ici, ils étaient fiers de savoir qu’on aimait l’île.
            Sliema ça a l’air infernal en effet… Je vais rarement à Malte pour être honnête, je connais un peu La Valette (que j’aime beaucoup) mais je ne sais pas comment est la vie là-bas. Et je vous rejoins complètement pour les forêts, le manque d’espaces verts est une des raisons pour lesquelles on souhaite partir. J’espère que Malte se décidera un jour à planter plus d’arbres sur l’archipel, ne serait-ce que pour contrôler la température.
            Si ce n’est pas indiscret, dans quelle partie de Gozo vivez-vous ?

  18. Je sais pas si ce commentaire sera parfaitement imbriqué pour te répondre (je n’ai pas vu le bouton “Répondre” sous ton message).
    Je suis à Il-Qala depuis 5 ans, dans un coin plutôt reculé en hauteur ! Au calme où les gens laissent encore les fenêtres ouvertes et les clés sur leurs voitures 🙂
    Je trouve ce petit village plutôt bien situé pour avoir accès à un peu tout !
    Sinon j’aime à penser que les montagnes de Gozo, ou de Malte se trouvent en fin de compte dans la mer. Pour ceux qui aiment la plongée c’est un endroit pleinement adapté.
    Pour ceux qui lisent ces lignes et avez envie de vous expatrier, pensez bien qu’il faut réfléchir par priorité, savoir ce que l’on recherche vraiment et en avant tout, afin d’accepter les aléas moins amusants… vu qu’il n’existera jamais un endroit parfait, ainsi on pourra déjà se contenter des éléments importants et apprécier l’expérience !
    Je vais aussi m’expatrier à nouveau, découvrir de nouveaux horizons, pour d’autres raisons encore. Je sais par exemple que je vais quitter cette sérénité et trouver d’autres choses qui m’attirent. J’aurais aucun regret à être passé par Gozo !
    Je te souhaite avec ta famille de trouver un pays qui vous convienne encore un peu plus 😉

    1. J’habite aussi à Qala 😉 C’est mon village préféré sur Gozo, un super coin.
      La plongée n’est malheureusement pas pour moi – à mon grand regret car ça doit être magnifique. Je me contente de faire du tuba, c’est déjà sympa pour observer tout un tas d’animaux.
      Une fois de plus, je me retrouve dans ce que vous venez de dire : aucun regret à être passée ici ! J’espère que vous aussi, vous découvrirez de nouveaux horizons qui vous plairont tout autant, si ce n’est plus. 🙂

  19. Merci Charlotte pour tes bons souhaits ! Je l’espère aussi, je pense me diriger du côté des Balkans et viser un combo mer+montagne !
    Comme ça on est voisin depuis des années sans le savoir, une honte ! 🙂
    J’aime aussi Qala, bien heureux ceux qui sont tout en haut et qui peuvent avoir une belle vue du côté de Comino (un peu comme au restaurant Bukkett). Ou même depuis Nadur c’est pas si mal ! Moi j’ai la vue de l’autre côté, avec pas mal de nature, la mer en fond et tout ça pour pas très cher (je suis proche de Gozo Stables où y a des tours de chevaux à faire).
    Pour la plongée, c’est en effet un univers qui demande du matos, du temps, etc… comme toute passion, mais si jamais là où tu vas il n’y a pas la mer, je t’inviterais tout de même à essayer de faire une journée de découverte tant que tu es ici, il y a même un groupe français de plongée sur l’ile principale. J’en ai fait qu’une seule fois, mais ce que je n’avais pas anticipé c’était la sensation du corps plus que la vue sous marine. C’est très rare de se sentir “léger, flotter”, voir libre, assez inexplicable mais une très bonne surprise. Si je serais resté ici au long terme possiblement que je m’y serais mis… Car autant tirer profit des bonnes choses possibles où l’on se situe !
    Si jamais je te croise par hasard à la terrasse d’un café (bien qu’avec le covid c’est pas le moment le plus relaxant pour flâner), je te dirais bien le bonjour ! En attendant bonne continuation.

    1. Je ne suis jamais allée dans les Balkans mais la Croatie me fait rêver, en particulier les îles (on ne se refait pas). C’est sur ma liste de pays à visiter !
      Je fais partie des chanceux avec la vue sur Comino, j’habite juste sur le belvedere. Je connais bien l’endroit autour de Gozo Stables, j’adore m’y promener car c’est très calme et très joli. Ma fille va parfois faire du poney là-bas. Je vivais un peu plus proche de cet endroit il y a un an (j’ai vécu dans 4 maisons différentes sur Gozo, dont 3 à Qala).
      J’ai essayé la plongée lors de ma première année ici, mais impossible de descendre… Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas à “couler”, je n’arrivais pas à respirer et je n’arrivais pas non plus à retirer l’eau de mon masque lors du test d’essai avant le départ, même en suivant à la lettre les instructions… Bref, j’ai préféré attendre sur la plage car je retardais le groupe et je n’ai jamais eu le courage de réessayer. Pourtant je viens d’une famille de plongeurs. Je retenterai sans doute avec eux car je me sentirai peut-être plus en confiance.
      Pas de souci si vous me croisez quelque part, ça m’arrive de temps en temps de croiser des lecteurs en vacances (ou expats) qui me reconnaissent et ça me fait plaisir de discuter ! Si vous allez parfois au Bukkett vous me verrez peut-être.

      1. Hahaha pas mal pour la plongée, en effet… condamné au snorkeling alors 😀 (comment faire pour ne pas couler en même temps, rooh). Mais oui c’est au final assez technique et à chacun son rythme.
        Super chanceuse pour la vue, ça doit être sympa tout plein au quotidien !!!
        Je ne me plains pas non plus du coin où je suis, comme tu le dis, c’est très, très calme, et joli. Si au carrefour en triangle (avant d’aller vers les chevaux) tu prend le chemin vers le nord de l’île il y a encore plein de petits chemins pour se balader jusqu’à arriver à la mer. J’imagine que tu as déjà fait le tour et que malgré la taille des 7km sur 14km, on peut déjà s’y perdre un peu partout et s’amuser à découvrir le charme de cette île (oui vive le VTT électrique !).
        Il y a même des petites criques privées qui ne sont pas faciles d’accès (sauf si on connaît le chemin) et qui sont des petits paradis cachés (un indice, coordonnées gps 36.066435 14.272348) !!
        Oui pour les Balkans c’est tellement grand, il y en a pour tous les goûts. On peut se mettre là où on estime le meilleur compromis entre le coût de la vie, le climat, les massifs et les côtes ! Si on aime conserver un peu l’esprit méditerranéen, on peut profiter du long de la mer adriatique avec la Croatie puis Monténégro puis Albanie (magnifique aussi)… et arrivée à la fin à la Grèce (si tu aimes les îles). Tant à visiter 🙂
        Vous avez trouvé un pays de destination pour votre future expérience ?

        1. Oui la vue est vraiment géniale, ça me manquera !
          Les petites criques difficiles d’accès c’est justement ce qu’il y a de mieux à Gozo. Malheureusement certaines sont de plus en plus “découvertes” par les touristes…
          On a trouvé notre futur pays depuis un bon moment maintenant. Mais je préfère attendre que ça soit fait avant d’en parler car on ne sait jamais, un changement de dernière minute peut toujours arriver.

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