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L'expatriation quand on est parent : récit d'une expérience.

L’EXPATRIATION QUAND ON EST PARENT

Vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour me demander des conseils sur l’expatriation quand on est parent. J’attendais d’avoir un peu plus de recul avant d’écrire cet article, et je dois vous avouer que j’ai mis du temps à le finaliser. Les expériences d’expatriation sont toutes différentes, les familles n’ont pas toutes la même dynamique, les enfants ont chacun leurs besoins. Il n’y a donc pas de formule toute prête pour réussir à concilier vie de famille et expatriation. Néanmoins, je peux vous parler de certaines choses à savoir avant de se lancer dans l’aventure et vous raconter mon expérience personnelle.

Devenir parent quand on est expatrié, ça change quoi ?

Honnêtement, et au risque de vous surprendre, ma première réponse serait : “pas grand chose”.
Peu importe l’endroit où l’on vive, que l’on soit expatrié ou non, avoir un enfant est un véritable chamboulement. Que dis-je, un tsunami. Un événement impossible à comprendre et à appréhender si on n’est jamais passé par là. Ça semble cliché, mais c’est vrai, vous verrez.

Être expatrié ne change pas grand chose au shmilblick, mais ça a l’inconvénient de rendre l’expérience un poil plus compliquée… Pas de beaucoup, je vous rassure. C’est tout à fait faisable, mais ça mérite quelques ajustements. Et si je commençais par vous parler des mauvais côtés ?

L'expatriation et la vie à l'étranger quand on est parent : les avantages et les inconvénients.

L’éloignement, un inconvénient de taille

À l’heure où j’écris cet article (fin Février 2018), ma fille, Scarlett, a un an et demi.
Il y a des membres de ma famille proche qu’elle n’a encore jamais rencontrés (un de mes frères, par exemple). D’autres qu’elle n’a vus qu’une seule fois, ou à quelques reprises seulement. Et cela inclut ma propre mère, dont je suis pourtant très proche.

Les emplois du temps de chacun, les vies professionnelles, le prix des vols… Il n’est pas toujours possible pour eux de venir de nous voir, ou pour nous de rentrer.

Je sais que mes proches ont de la peine de ne pas voir Scarlett grandir. C’est quelque chose qui peut s’avérer pesant à vivre. Ils ne m’ont jamais reproché d’être partie vivre à l’étranger, mais j’ai quand même du mal à ne pas me sentir coupable. J’ai parfois le sentiment qu’ils sont privés de voir leur petite-fille/arrière-petite-fille/nièce par ma faute. Je m’en veux de ne pas pouvoir rentrer aussi souvent que je le souhaiterais ! Il y a tant de beaux moments dans la vie d’un enfant qui méritent d’être partagés avec sa famille, autrement que par écrans interposés. Les premiers pas, les premiers mots, les bêtises attendrissantes, les anniversaires… Sans compter qu’ils changent et grandissent si vite durant leurs premières années de vie !

L’éloignement, sur une note plus pragmatique, est aussi bien embêtant quand on cherche quelqu’un à qui confier son enfant. Se libérer quelques heures, ne serait-ce que pour un dîner en amoureux, nécessite de passer par la case baby-sitter.
Certains parents n’ont aucun problème avec ça, mais je suis incapable de laisser ma fille à une personne inconnue. Et je crois qu’elle ne serait pas d’accord non plus ! Depuis sa naissance, Scarlett n’a passé qu’une seule soirée sans nous, gardée par sa grand-mère paternelle. Elle avait 17 mois… et c’était lors de notre récent voyage en Pologne.

Quand ma fille était tout bébé, j’aurais parfois aimé avoir quelqu’un pour m’épauler et me permettre de souffler. La présence de ma mère m’a beaucoup manqué à cette période. Heureusement, Gleb, mon conjoint, travaille depuis chez nous : il est donc présent en permanence et facilement disponible. Sans cela, je me serais certainement sentie très seule et complètement débordée.

À moins d’avoir le temps, l’énergie et l’argent pour rentrer auprès de ses proches tous les deux mois, l’éloignement est impossible à éviter. Mais il est possible de l’adoucir, en se préparant du mieux possible : acheter des billets d’avion en avance quand les prix sont au plus bas, faire concorder ses vacances avec celles de ses proches, organiser leur venue sur place bien en avance pour éviter les coûts ou imprévus de dernier moment. Peut-être que vos proches ne vous manquent pas beaucoup à l’heure actuelle, mais une fois que vous aurez un enfant, il y a des chances pour que cela change. Ce fut en tout cas le cas pour moi et pour la plupart des parents expatriés avec qui j’ai eu l’occasion de discuter.

L’éloignement est difficile à vivre mais surmontable, et surtout ce n’est qu’un “moins” face à des nombreux “plus”. Aucun style de vie n’est jamais parfait, l’important est de trouver le bon équilibre. C’est le mot clé, en matière d’expatriation comme dans bien d’autres domaines : compenser les inconvénients avec d’autres avantages.

Pourquoi et comment vivre à l'étranger avec des enfants.

Quelles options s’offrent à vous dans votre pays adoptif ?

Là, on aborde un point un peu particulier, qui va dépendre entièrement du pays où vous avez élu domicile. Cela peut-être un réel atout ou un gros inconvénient.

Je parle des structures prévues pour accueillir vos enfants. Ça va de la maternité où ils naitront jusqu’à l’école, en passant par les crèches, les aires de jeux, les activités extra-scolaires.
Cela peut aussi inclure des choses plus triviales, comme les marques de puériculture sur place et leur prix, la nourriture pour enfant, les couches et les produits d’hygiène, etc.

Dans notre cas précis, à Gozo, nous ne sommes pas très gâtés. J’en parlais dans un article racontant ce à quoi ressemble la vie sur une petite île.

L’île étant minuscule (67 km2, soit 130 fois plus petit que la Corse), l’éventail des choix qui s’offrent à nous est très réduit.
Une toute petite maternité (300 naissances par an) et sans péridurale (j’ai pas trop rigolé). Une seule crèche pour toute l’île (à ma connaissance, car je garde ma fille à la maison). Très peu d’activités pour les petits et activités extra-scolaires limitées pour les plus grands.

Quant aux questions d’ordre matériel, il existe bien sûr plusieurs boutiques et magasins de puériculture sur l’île, mais il y a très peu de choix, et c’est très cher pour ce que c’est. Ou très moche…
J’ai quand même réussi à m’équiper assez facilement et j’ai commandé sur internet pour le reste, mais il n’est pas toujours facile de trouver des enseignes qui livrent à Malte. Le site Allo Bébé, avec ses frais de port raisonnables, nous a sauvés !
L’expatriation m’a appris à me débrouiller avec peu : il y a 4 ans, nous avons quitté la France avec quelques valises seulement, et nous n’avons toujours pas récupéré le reste de nos affaires. D’ailleurs, si la question vous intéresse, vous pouvez lire ici quoi emporter pour partir vivre à l’étranger. À l’arrivée de notre fille, nous avons acheté très peu de puériculture, seulement le minimum. Si vous êtes un peu plus exigent(e) à ce niveau, commander par internet restera votre meilleure option.

En ce qui concerne la nourriture pour enfant, le choix est plutôt correct. Les enseignes de Gozo ont fait des efforts ces dernières années et proposent des produits de plus en plus variés.
99% de notre alimentation est faite maison, et il en va de même pour notre fille. Nous achetons occasionnellement des compotes toutes prêtes ou des petits snacks pour dépanner, et nous trouvons notre bonheur parmi les marques 100% bio et naturelles qui sont vendues sur l’île. Ce sont généralement des marques anglaises (Ella’s Kitchen, Organix) et parfois françaises (Good Goût).
Quant aux produits d’hygiène, les pharmacies ont souvent un choix correct de produits naturels. Il reste encore un petit effort à faire au niveau des marques de couches, et on sera bon !

S'expatrier avec des enfants.

Mais surtout, les avantages de l’expatriation n’ont pas de prix

Non, l’expatriation n’est pas toujours une expérience magique. On doit parfois faire face à des problèmes qui n’existeraient pas dans notre pays natal. Mais partir vivre à l’étranger est – généralement – un choix voulu et réfléchi. La plupart des expats ont conscience de leur chance. Les avantages que nous tirons de cette expérience valent bien quelques petits désagréments quotidiens.

Avec des enfants, ces avantages ne sont que décuplés.

Vivre à l’étranger, c’est avoir des enfants bilingues – voire trilingues – dès leurs premières années de vie. Un véritable avantage gagné sur leurs pairs qui passeront toute leur scolarité à apprendre une seconde langue.
C’est aussi leur offrir une belle ouverture d’esprit, les habituer à d’autres mentalités, à d’autres coutumes, à d’autres modes de vie.
C’est faire d’eux des enfants autonomes et doués d’adaptation, habitués, comme leurs parents, à faire et à défaire leurs habitudes sans drame.
C’est leur donner le goût du voyage, leur faire aimer l’avion dès leur plus jeune âge, et les aider à ouvrir leurs ailes vers l’indépendance.
C’est leur apprendre à ne pas prendre leur famille pour acquise, et à profiter des moments passés avec leurs proches, car ils se font rares.

Et souvent, c’est leur offrir une qualité de vie qu’ils n’auraient pas ailleurs.


J’espère que cet article aura répondu à vos interrogations si l’expatriation en famille fait partie de vos projets.
J’aimerais beaucoup lire vos propres expériences et/ou répondre à vos questions ! Donc n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me parler de vous ou du pays dans lequel vous vivez.

il y a 21 commentaires

  1. Merci pour ce bel article Charlotte, il a le mérite d’être sincère et de remettre les pendules à l’heure 🙂 Car je pense que beaucoup idéalisent la vie des expatriés, surtout ceux qui ont la chance de vivre au soleil, dans une jolie maison avec un jardin, une piscine… Ce sont des atouts inestimables mais je trouve que tu as raison d’évoquer ce qui pour moi est le plus gros inconvénient : l’éloignement de la famille.

    Malgré tout, je crois que même en vivant dans le même pays que ses parents, frères, soeurs, c’est parfois difficile d’entretenir une relation régulière quand ils ne vivent pas tout près de toi. Mes parents et beaux-parents vivent à plusieurs heures de route de la maison et se voir est quand même une organisation à prévoir longtemps à l’avance… Comme toi, ma mère me manque souvent, avoir ses parents près de soi lorsque l’on a des enfants changent clairement la donne en terme de qualité de vie ! Ne pas voir leurs petits-enfants régulièrement est ce qui est le plus dur à vivre pour nos parents alors nous avons fait le choix de rester en France pour ne pas aggraver davantage la situation.

    Mais tu as raison, l’expatriation est une chance pour les enfants et un enrichissement qu’aucune autre expérience ne peut leur apporter à bien des égards (apprentissage d’une langue, qualité de vie…)

    1. Merci Anne ! 🙂

      Oui c’est vrai, beaucoup idéalisent l’expatriation. C’est une expérience géniale (en ce qui me concerne) et je pense rester expat toute ma vie, ou du moins une bonne partie. Pas forcément à Malte, mais ailleurs. Cependant, je trouve important de rappeler que c’est loin d’être toujours parfait, surtout pour les gens qui voudraient se lancer sans en avoir conscience. Il faut être sûr de savoir dans quoi on s’embarque.
      Mais comme tu dis, le soleil, la piscine, la mer à 5 minutes… ça a l’avantage d’adoucir considérablement les inconvénients.

      Je suis entièrement d’accord, même dans un même pays la distance peut exister et être difficile à vivre. J’ai connu ça aussi, mes grands-parents maternels vivaient (et vivent toujours) à plus de 3h de route de chez mes parents. Heureusement, je les voyais régulièrement pendant mon enfance : ils faisaient (et font encore) souvent la route en voiture pour un week-end par-ci, par-là, ne ratent jamais un anniversaire, et nous allions plusieurs fois par an en vacances chez eux ou avec eux étant petits. J’étais parfois envieuse de mes camarades dont les grands-parents étaient quasiment des voisins, mais ensuite je me souvenais à quel point j’étais contente de voir les miens quand ils venaient. Ça rendait nos moments passés ensemble plus “spéciaux”. J’imagine que c’est pareil pour toi, Martin (et bientôt Basile) doit être super heureux quand il voit ses grands-parents et doit chérir ces rares moments.
      Je comprends la difficulté de ta situation à toi aussi. C’est difficile de se passer de ses proches, surtout quand on a des enfants. Je ne sais pas toi mais je me sens très coupable, même si la situation est pleinement acceptée de tous. Comme si la culpabilité n’était déjà pas assez présente quand on est parent… ^^

      Mais malgré tout ça, je fais le choix de continuer à vivre à l’étranger, preuve que ça nous plaît vraiment et qu’on y trouve notre bonheur. C’est une histoire de concessions, au final…

  2. Bonjour Charlotte,
    Merci pour cet article qui fait totalement écho à mon ressenti sur la parentalité en tant qu’expat. Dès ma grossesse, je regrettais de ne pouvoir vivre ce moment si spécial et finalement très court avec ma maman, dont je suis très proche également. Aussi, lorsque Ian est né, j’ai eu la chance que mes parents viennent quelques jours lorsqu’il a eu trois semaines ! Heureusement/ Malheureusement, devenir mère m’a ouvert les yeux sur certains membres de ma famille, et celui réduit les stops pendant les marathons des retours en France. A cela, s’ajoute, comme toi, le fait que notre enfant est multiculturel, et sa famille belge est repartie aux quatre coins du plat pays et de la France aussi… dur dur ! J’ai parfois peur que mon fils ne reconnaisse pas sa famille proche lorsqu’on y retournera et qu’il aura 2 ou 3 ans…
    Mon expérience à la maternité de Malte s’est avérée catastrophique, à cause de la xénophobie ambiante et banalisée… mon entrée dans la vie de mère ne s’est pas faite dans la bienveillance ni le respect (et sans péridurale aussi #onestdeswarriors)
    Les prix et le choix de la puériculture ici sont indécents, et les livraisons Amazon ont été un vrai parcours du combattant pendant 3 mois !
    J’espère vraiment que l’île s’ameliorera, car être expat, ce n’est pas facile, et comme tu l’ecris si bien, quand on est parents, c’est encore plus de tracas !

    Le seul point positif par rapport à d’autres pays que je trouve à Malte, c’est la crèche gratuite quand les eux parents travaillent à temps plein, ce n’est pas negligeable ! 🙂

    En tous cas, merci pour cet article, je me sens moins seule !

    Scarlett est magnifique, je m’étonne de la voir grandir si vite sur tes Insta stories !!!

    Prenez soin de vous 3,

    Покa !♥️

    1. Coucou Caroline !

      Je suis désolée d’apprendre que tu as vécu une mauvaise expérience à l’hôpital de Malte… J’avais lu quelques témoignages qui allaient dans ton sens lorsque j’étais enceinte, ce qui m’a conforté dans mon choix de rester accoucher sur Gozo (même si ici aussi les choses sont parfois compliquées… par exemple, lors des visites de routine à l’hôpital, les dossiers des étrangères sont glissés en dernier sous la pile… moi qui me demandais pourquoi je poireautais pendant parfois 3h (!) avant d’être prise).
      Si jamais le cœur t’en dit, ça m’intéresserait beaucoup d’entendre ton expérience.

      Oh oui, les prix de la puériculture sont indécents ici ! Heureusement qu’il y a Amazon, même si selon les articles et les vendeurs les fdp peuvent coûter plus cher que l’achat en lui-même. À l’avenir si tu as besoin, je te recommande chaudement le site Allô Bébé, le prix de livraison pour Malte est fixe (20€). Et franchement leurs prix sont imbattables, j’avais comparé un peu ailleurs sur le net et je n’avais pas trouvé mieux. Je suis passée par eux à plusieurs reprises, notamment pour le lit et le matelas.
      Sinon, tu sais qu’il est possible de commander des meubles chez Ikea Italie en passant par le service Malta Shopper ? Si tu cherches sur Google, tu tomberas sur leur site. Ils prennent évidemment une petite commission, mais ça vaut vraiment le coup quand on voit le prix du mobilier sur Malte.

      Je ne savais pas que la crèche était gratuite quand les deux parents travaillent à temps plein ! C’est vrai que c’est un énorme avantage… Ton fils y est inscrit ? Tu es satisfaite de la crèche où il va ?

      J’espère que tout va bien pour vous et qu’on aura l’occasion de se retrouver autour d’un café bientôt.

      1. Hello Charlotte !

        Il y a quelques jours que j’ai vu ta réponse, mais les journées sont toujours trop courtes, je ne trouve que maintenant le temps de réagir 🙂
        J’imagine en effet qu’à Gozo, les choses sont encore moins évidentes pour les expatriés…Heureusement, après le cauchemar de l’accouchement, je touche du bois, tout va bien pour Ian et nous deux ! C’est un petit ange qui nous émerveille chaque jour <3.

        Merci pour le bon plan AlloBébé, je me bornais à Amazon, mais on a dû se battre plus d'une fois avec le service client concernant presque chaque commande ! Pour Ikéa, c'était en effet notre plan premier, mais nous avons eu la grande chance qu'un collègue se débarrasse de sa chambré bébé nickel pour une bouchée de pain…

        C'est avec grand plaisir que nous aimerions vous rencontrer tous les 3 ! Depuis que je t'ai sollicitée pour quelques conseils grossesse sur "le caillou", j'aimerais en apprendre plus sur le 100% fait maison pour Scarlett et sur ton organisation sur votre petite île 🙂 Je t'envoie un email !

        A très bientôt, prenez soin de vous !

        Caroline

  3. L’éloignement des proches est pour moi le (seul) point noir. Mes parents sont là pour deux semaines et mes filles en profitent! Et pas qu’elles d’ailleurs, car ça nous permet aussi de souffler et de prendre du temps pour nous.

  4. Bonjour Charlotte,
    Je cherchais des renseignements sur Malte et je suis tombée sur ton blog. Qui est super entre parenthèses bravo.
    Je suis moi-même une éternelle expatriée: j’ai quitté mon Mali à 17 ans pour la région Parisienne, puis le Maroc, le Sénégal, la Tunisie et depuis 4 ans je vis à l’Ile de la Réunion. Mon conjoint et moi souhaitions un peu de soleil mais en France!!! C’est à plus de 9000 km de Paris que notre petite Hélia est née il y’a de cela 2 ans et demi. Une expérience magique car ici les gens sont d’une gentillesse inouïe surtout à la maternité!!! Moi qui voulais aller accoucher à Paris, un petit séjour à l’hôpital pendant ma grossesse m’a vite fait changé d’avis. C’est vrai que mes proches me manquent beaucoup (nous sommes à 11h de vol de la Métropole) mais j’essaie d’aller les voir au moins tous les 4 à 6 mois. Ou ils viennent nous voir. Ce n’est pas facile tous les jours cet éloignement… Vos témoignages me réconfortent je pensais que la maternité m’avait rendue “coeur d’artichaut” J’ai toujours été proche de ma mère mais là elle me manque comme pas possible (pendant la grossesse et après)
    Nous sommes très bien à la Réunion : soleil, plage, forêts, randonnées…. Mais nous souhaitons que notre fille apprenne l’Anglais c’est le but de ma recherche. J’ai lu plusieurs articles sur Malte et je voulais qu’on tente l’expérience là bas. Mais l’histoire de xénophobie me fait un peu peur 🙁 Je suis noire et mon mari arabe. Nous sommes tous les deux à notre compte et on ne cherchera du travail à Malte car on en a déjà mais est ce que la xénophobie est fréquente au quotidien ou c’est juste dans certaines situations?
    Mille mercis pour ton article et merci aux autres pour leurs témoignages. Ton blog devient une bible sur Malte pour moi :)))
    Bonne soirée
    Maïmouna

    1. Bonjour Maïmouna,
      Merci beaucoup pour ce gentil message, ça me fait très plaisir de savoir que tu apprécies mon blog et que mes articles ont pu t’apporter des renseignements sur Malte.
      Je comprends bien le ressenti que tu as eu pour ton accouchement… Moi-même j’ai fait le choix de rester accoucher sur Gozo au lieu d’aller sur Malte ou en France, car la maternité chez moi est toute petite et le personnel est donc aux petits soins et adorable. Même si j’aurais pu bénéficier de plus de confort ailleurs, j’ai passé un excellent séjour dans ma maternité pour cette raison.
      Concernant ta question au sujet de Malte, je réfléchis à comment te répondre le plus justement possible… En toute honnêteté, il y a souvent un climat assez raciste à Malte. La plupart des maltais manquent de tolérance. Cela peut s’expliquer par différentes raisons : par le fait que Malte a été envahie presque sans arrêt au cour des siècles derniers, par le fait que certains maltais ont passé leur vie entière sur une île minuscule, entourés de gens à qui ils sont tous apparentés d’une manière ou d’une autre, sans réelle ouverture sur le monde, et enfin par le fait que les maltais sont très catholiques et tolèrent mal les autres religions. Je ne cherche aucunement à justifier leur racisme et encore moins à l’excuser, j’émets juste des hypothèses qui permettent d’expliquer pourquoi ils possèdent cette mentalité.
      Ils se montrent surtout intolérants envers les personnes de couleur ou les musulmans. Personnellement, je n’ai jamais été victime de xénophobie directe. Hormis l’histoire des dossiers glissés en bas de la pile à l’hôpital, mais bon, c’est un détail.
      L’archipel étant petit, trop densément peuplé et avec des offres de travail limitées, les maltais voient aussi les étrangers comme des “voleurs” (de place, de travail…). Il y a encore une quinzaine d’années, il était très difficile pour un expatrié, même français, de trouver du travail ici.
      J’espère avoir réussi à te répondre du mieux possible, j’essaye de ne pas généraliser, mais c’est malheureusement un aspect de Malte dont on parle beaucoup.

      1. Merci Charlotte,
        Désolée, je n’ai pas reçu l’alerte quand tu m’as répondu. C’est en regardant encore et encore tes articles que je viens de voir ta réponse.
        Ton blog m’a fait carrément prendre la décision d’aller à Malte. Et je dois t’avouer que dès qu’une question me vient à l’esprit, je fonce sur ton blog :))) Tu nous renseignes mieux que toutes les offices de tourisme ou autres sites gouvernementaux.
        Merci beaucoup pour ton avis et ton ressenti. Nous sommes mal barrés alors mon conjoint et moi!! Morte de rire LOL Il est d’origine arabe et moi Africaine Malienne (donc noire de chez noire) :)))) En résumé, Musulmans et noire, la totale!!!
        Bon, j’ai toujours pris la vie du bon côté et j’essaie de comprendre le rejet de l’autre. Tu as très bien résumé la situation. Nous allons quand même essayé de venir vivre 6 mois voir 1 an, si le courant ne passe pas, nous irons déposer nos bagages ailleurs…
        Gozo a l’air tellement beau!!! Nous avons commencé à chercher une maison. Et comme tu l’avais si bien signalé dans un article, les sites des agences immobilières ne sont pas forcément à jour donc les propriétés qu’on voulait étaient déjà louées. Dommage. Tu avais aussi raison qu’en à la réactivité des agents immobiliers des trois sites que tu as recommandé. Nous cherchons et dès qu’on trouve un logement on fait nos valises pour s’installer quelque part à Gozo.
        Est ce que l’inscription en école maternelle est difficile? Faut il s’y prendre longtemps en avance à Gozo?
        Encore merci pour tout…
        Maïmouna

  5. Merci pour cet article que j’attendais avec impatience et qui confirme ce que j’imaginais. Nous prévoyons de nous installer à Malte aussi dès cet été. J’ai déjà vécu à l’étranger par la passé, mais que durant quelques mois à chaque fois. Maintenant que je suis maman et que cette expatriation (tant attendue pourtant) arrive à grand pas, je freine un peu pour retarder le départ, et les aurevoirs… Même si depuis Toulouse, l’île n’est qu’à 2h d’avion en direct.
    J’imagine l’expatriation un peu comme la maternité : on entend surtout parler des difficultés et des points négatifs. Mais c’est parce que tout le positif est indescriptible et évident… En tout cas c’est ce que j’espère !
    En tout cas je suis preneuse de bons plans “achats” aussi ! Qu’est ce que Malta Shopper ?
    Au plaisir de t’y croiser !
    Mélanie

    1. Ravie d’avoir discuté avec toi sur Instagram hier !
      Pour te répondre, Malta Shopper (https://www.maltashopper.com/) est un service qui permet de commander chez Ikea Italie (car pas de Ikea à Malte). En gros, tu remplis les références de ce que tu souhaites, et ils se chargent de commander cela et de le ramener à Malte par bateau, puis de le livrer chez toi.
      Ils prennent une commission pour se rémunérer, je crois que c’est 20% du total de tes achats. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’utiliser leurs services, mais ils ont bonne réputation.

  6. Des amis sont partis vivre dans un atoll du Pacifique. Ca fait rêver comme ça… mais, malgré tout, le paradis a aussi ses revers, en particulier les staphylocoques dorés qui s’invitent régulièrement dans les petites plaies des enfants et qui ne cicatrisent pas. Le bateau qui apporte à manger une fois par mois quand la mer est bonne… C’est bien de remettre un peu les pendules à l’heure sur le fait que ce n’est pas toujours si facile!
    Bon, à Gozo, il y a moins ce problème là!

    1. Sacré aventure !! Ça, c’est de l’expatriation “next level”… 😉 Difficile de comparer avec une telle expérience.
      Effectivement, à Gozo le problème de staphylocoques dorés ou du bateau de provisions ne se pose pas !

  7. Bonjour Charlotte,
    Moi je n’ai jamais eu le courage de partir. Je rêve d’Angleterre, de pays anglophones depuis des années, toujours peut-être. Je n’arrive pas à partir, à etre éloignée de ma mere, pourtant ce n’est pas loin … Mais l’idée de ne pas pouvoir prendre la voiture et y aller quand je veux (je suis à 45minutes de route)…
    C’est un regret. Mais je n’y arrive pas…

    1. Bonjour Amélie,
      Je comprends tout à fait cela ! L’expatriation ne fait pas rêver tout le monde, et heureusement. Certaines personnes, comme toi, préfèrent rester proches de leur famille, et honnêtement ça se conçoit tout à fait. L’important, c’est de vivre là où on est le plus heureux. 🙂

    1. Pour l’instant je n’ai pas beaucoup de recul sur la façon dont ils le vivent, eux, car ma fille n’a pas encore deux ans. Je ne pense pas qu’elle ait conscience de vivre à l’étranger, et elle ne peut pas encore exprimer son ressenti sur ce type de chose. Comme elle est née à Gozo et y a toujours vécu pour l’instant, il n’y a pas eu de chamboulement pour elle.

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