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THE PRETTY WEEK #35

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Mes articles Pretty Week n’ont pas été très réguliers, ces derniers temps… À l’origine, j’avais créé cette série de posts pour partager en quelques images les événements « marquants » de ma semaine. « Marquants » entre guillemets, car comme la plupart des gens, mes journées ne sont pas toujours des plus fascinantes. Même si je les ai publiés religieusement pendant des mois, je me suis peu à peu lassée de ces articles un peu simplistes, et j’ai eu envie d’orienter la série dans une nouvelle direction. L’idée m’est venue de réagir chaque semaine sur un sujet de fond qui m’aurait interpelé durant la semaine.

Pas si facile à mettre en pratique, j’ai dû le faire une ou deux fois seulement… Je pensais qu’il serait facile de trouver des sujets sur lesquels débattre, mais j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment envie d’aborder tout et n’importe quoi sur ce blog – je réserve mes conversations passionnées à propos de politique, de science, d’économie ou de religion à Gleb, mon copain. D’ailleurs, au passage, lui ne se prive pas pour aborder tout cela sur son blog, et que l’on soit d’accord ou non avec ses opinions, discuter avec lui s’avère être extrêmement enrichissant car Gleb est une personne très intelligente, mais aussi très cultivée. Mais là, je m’égare, et Monsieur risquerait de s’enorgueillir si je continue…

De ce fait, les articles Pretty Week ont peu à peu été délaissés, et je ne savais plus trop quoi faire d’eux… Jusqu’à hier. Alors que je réfléchissais à de futurs articles potentiels, j’ai réalisé que j’avais besoin de partager un peu plus sur mon blog. Plus que des tutos maquillage ou que des photos de Gozo. Ne vous méprenez pas, j’adore publier ces deux types d’articles et je ne compte pas m’arrêter, mais j’ai aussi envie de vous faire découvrir un peu plus la personne que je suis réellement. Pas trop non plus, hein, je tiens beaucoup à ma vie privée, mais suffisamment pour créer ici un échange qui dépasse nos préférences en matière de rouges à lèvres.

J’ai déjà écrit des articles très personnels ici, ici ou ici, et j’ai envie de le faire plus régulièrement. Un blog est à la base un « journal intime du net », pourquoi ne pas redécouvrir un peu sa fonction première ? Sans en arriver à de tels extrêmes, je vous raconterai en toute simplicité ce qui se trame dans ma vie, ce que j’ai fait ces derniers jours, je réagirai éventuellement sur des sujets d’actualité… Bref, je vais essayer de papoter un peu avec vous chaque vendredi. N’hésitez pas d’ailleurs à me dire si ce type d’article vous intéresse !

Gaspard admire la vue depuis les remparts de la Citadelle.

La semaine passée, ma maman et mes deux petits frères Gabin et Gaspard sont venus passer quelques jours chez moi, à Gozo. Les garçons débarquaient pour la première fois, alors que ma mère était déjà venue me rendre visite l’été précédent. J’étais très heureuse à l’idée de leur faire découvrir l’île, mais aussi ma maison actuelle, dans laquelle j’habite depuis Novembre dernier seulement. Nous avons tous passé une excellente semaine, même si nous étions nombreux chez moi : 7 en tout, car Gleb et moi hébergeons actuellement son frère et sa copine.
Nous avons principalement visité les plages de Gozo : Mgarr Ix-Xini, Ramla Bay, l’Azure Window, ou une petite crique déserte située près de Hondoq Bay, qui se trouve être mon endroit favori sur l’île. Sous 38°c, difficile de faire autre chose que des baignades ! Mais je n’ai pas manqué de les emmener voir la capitale, Victoria, ainsi que sa jolie Citadelle. Nous avons aussi assisté à une festa maltaise traditionnelle et mangé des plats locaux dans un restaurant du coin. Une excellente semaine, en somme.

Au moment de les quitter mardi dernier, alors que je venais de les raccompagner jusqu’au ferry de Gozo, je me suis dit que ça devenait de plus en plus facile, ces histoires d’aurevoirs.
Lorsque que ma mère est venue me rendre visite sur l’archipel pour la première fois, alors que je n’y vivais que depuis deux mois, j’ai pleuré pendant deux jours après son départ, et j’ai mis près d’une semaine à sortir de ma petite déprime passagère. D’abord, parce que j’avais passé une très bonne semaine avec elle à visiter Gozo de long en large et que je ne voulais pas que cela s’arrête, et ensuite car je me sentais presque coupable d’avoir quitté la France et de devoir lui infliger cette distance, à elle aussi.

Je suis retournée en France pour la première fois en Mai dernier, soit tout juste un an après mon départ à Malte. Entre temps, je n’avais revu aucun de mes proches, hormis ma meilleure amie. Un an sans voir mes frères ou mon père, 10 mois sans voir ma mère, ça ne m’était bien sûr jamais arrivé. Mon séjour d’une semaine s’est transformé en un séjour de quinze jours avant que je ne reparte enfin pour Malte.
Je redoutais beaucoup ce départ : même si je ne compte pas retourner vivre en France un jour, je craignais que quitter mon pays de nouveau soit malgré tout difficile, surtout après avoir passé tant de temps auprès de ma famille et de mes amis. Au final, ça n’a pas été si compliqué. Beaucoup plus facile que cette fameuse fois où ma mère est venue me rendre visite.
Cette fois-ci, j’étais quand même contente de retourner sur mon île au soleil, et surtout très heureuse de retrouver Gleb, qui était resté à Malte. Depuis le début de notre relation il y a plusieurs années, c’était la première fois que nous passions plus de quelques heures loin l’un de l’autre (oui, j’ai conscience que ça semble étrange…).
J’ai eu une petite soirée à plat à mon retour, mais après une bonne nuit de sommeil, tout est rentré dans l’ordre.

Tout ça pour en venir au fait qu’il y a trois jours, lorsque ma famille est montée dans le ferry, cela a été encore plus facile que la fois précédente, et surtout bien plus facile que je ne l’aurais imaginé. J’ai bien eu un petit moment de mélancolie le soir venu, dans cette maison (presque) vide, et j’ai passé la journée du lendemain à regarder des séries avec Gleb pour me changer les idées. Mais rien de comparable à la première fois, lorsque ma mère est repartie en France après son séjour.
Est-ce qu’on finit par s’habituer à quitter ses proches à chaque fois ? Est-ce qu’on se fait peu à peu à l’idée que l’on vit loin des gens que l’on aime ? Est-ce qu’un jour, ça ne me fera « plus rien » de devoir les quitter de nouveau ? Ce sont les questions qui me trottent dans la tête depuis. Je ne sais pas quand est-ce que je les reverrai pour la prochaine fois, probablement pas avant une bonne poignée de mois. Pour autant, je ne suis pas triste, et je ne ressens pas de manque. Je sais que je suis heureuse et à ma place là où je suis. Je ressens juste parfois une sorte de culpabilité injustifiée que je ne peux pas combattre… Je me sens coupable de ne pas pouvoir passer plus de temps avec eux, à un point où cela me rends malade d’avoir « perdu » vingt minutes de mon temps sur mon ordinateur pendant leur séjour, au lieu d’avoir passé ces vingt minutes avec eux. Ridicule, je sais… Est-ce que c’est quelque chose que vous ressentez aussi, vous autres expatriés ?

Le clocher de la cathédrale de Gozo… et mon « petit » frère qui me dépasse facilement de 30 cm.

Maman à la découvert des poissons de « notre » crique.

Magnifique vue depuis la Citadelle.

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Vieux chapeau de paille trouvé par Gaspard dans les rochers.

Victoria et Xewkija vues depuis la Citadelle.

Coucher de soleil sur les falaises de Sannat.

One comment

  1. Bonjour Charlotte,
    C’est une très bonne idée de partager ton avis sur des sujets d’actualités, quitte comme tu le dis à ce que cela soit un peu risqué 🙂

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