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VOILÀ UN AN QUE J’AI QUITTÉ LA FRANCE

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Je vous retrouve – enfin ! me direz-vous – avec un nouvel article sur mon expérience d’expatriée.
Encore ! me direz-vous. Aujourd’hui, je ne pouvais pas faire autrement : cela fait un an jour pour jour que Gleb, Fluffy, Plioush et moi avons quitté la France. L’ironie, c’est que je vous écris… de France, où je passe actuellement deux semaines en famille. Ce qui explique, au passage, ma récente petite absence, mais je reste présente sur les réseaux sociaux.

Même si obtenir le ressenti de mes deux chats sur cette expérience de vie s’avèrerait être un contenu hors pair et fichtrement intéressant, j’ai eu beaucoup de mal à leur soutirer quelques commentaires et j’ai donc jugé plus sage de prendre la parole moi-même.
Il y a 7 mois, j’avais déjà écrit un article dans lequel je mettais des mots sur mon expérience en tant qu’expatriée sur l’archipel maltais, qui vous avait d’ailleurs beaucoup plu. Mon ressenti n’a pas vraiment changé. Cette année, avec ses hauts et ses bas, reste probablement la meilleure que j’ai vécue, et aujourd’hui, je n’ai pas honte de le dire : je ne pense pas revenir vivre en France un jour (ne me jetez pas de cailloux).

Je n’arrive pas encore à croire qu’une année s’est déjà écoulée. J’ai l’impression d’avoir découvert si peu de Gozo, cette île – pourtant minuscule – où nous avons posé nos valises ! Et pourtant, j’ai foulé ses magnifiques plages, j’ai couru sur ses impressionnantes falaises, je suis passée dans ses jolis villages et j’ai rencontré bon nombre de ses fantastiques habitants. Ce qui est encore plus génial, c’est que je suis en mesure de partager tout cela avec vous grâce à ce blog, lancé près d’un mois après mon départ.

Il y a encore quelques années, vous m’auriez demandé si je comptais un jour quitter la France « pour de bon », je vous aurais répondu non en vous faisant les gros yeux. Voyager, oui, c’est quelque chose que j’ai toujours souhaité faire. Mais partir ? Et ne pas revenir ? J’avais tout ce qui me convenait en France : une famille, des amis, des études et un travail… Tout quitter n’avait aucun intérêt à mes yeux.
Et puis, en grandissant, j’ai réalisé que notre système avait de (très) nombreuses failles, que la France n’était pas le pays dans lequel je voulais évoluer et encore moins élever mes enfants. L’évidence s’est de plus en plus imposée à moi, à nous, notamment en voyant Gleb monter sa propre entreprise. Dieu sait que la France n’est pas clémente envers les jeunes entrepreneurs.

En Mars, nous avons décidé de quitter la France, avons annoncé la nouvelle à nos proches, trouvé une maison sur Gozo, vidé notre appartement rennais, prêté nos meubles à nos amis, et pris nos billets d’avion pour Malte.
Nous avions la chance de partir avec les deux partenaires professionnels de Gleb qui nous ont suivi dans l’aventure, et la coupure a sans doute été plus facile ainsi. J’avais très peur d’être régulièrement nostalgique, d’avoir le mal du pays et de larmoyer à la moindre évocation de ma famille. Je suis assez émotive, alors forcément, je ne pensais pas y couper, au moins les premiers mois.
Étrangement, je n’ai jamais ressenti cela. Je me suis sentie chez moi dès le début, je n’ai jamais eu le mal du pays – mais je vous avoue que j’ai un peu le mal de la baguette et du cidre brut, parfois – et je n’ai pas ressenti de coupure radicale avec mes proches – merci aux nouvelles technologies.

Gleb et moi sommes « à la maison » à Gozo et comptons y rester pour au moins quelques années, peut-être même plus longtemps si la flamme maltaise perdure. Nous vivons ici une vie calme et simple qui nous correspond, et nous sommes sereins à l’idée de savoir que nos enfants naitront un jour sur l’une des îles les plus sûres du monde. En attendant, nous nous imprégnons de sa beauté, nous nous félicitons d’avoir fait ce choix et nous sommes reconnaissants d’avoir eu la possibilité de mener une vie plus heureuse ailleurs.

À cette année et à toutes celles qui suivront !

24 comments

  1. Mais ça donne carrément envie de se barrer ton article ! Moi je n’ai encore jamais voyagé (ça va changer en septembre prochain !), mais des fois avec mon homme, on aurait bien envie de tout plaquer pour moins se prendre la tête ! En septembre on part dans sa famille au Cambodge… j’appréhende le voyage, pas seulement pour l’inconnu mais aussi j’ai peur de ne plus avoir envie de revenir ! (Bon après troquer des crêpes contre des mygales grillées…très peu pour moi ! Mais si ce n’est que ça !!! ^^)
    Si tu es bien c’est le principal !
    Des bisous ma belle !

    1. Oui, comme je le dis dans l’article je n’étais pas toujours enthousiaste à l’idée de partir quand j’étais plus jeune, mais maintenant je le referai 1000 fois si c’était à refaire. J’encourage vraiment tout le monde à tenter l’expérience (à moins d’être parfaitement heureux en France, mais ça me semble difficile désormais). Enfin, j’ai bien conscience que ce n’est pas évident pour tout le monde : le boulot, la famille, les enfants quand il y en a et leurs repères, amis, école… Moi, je sais que si mes parents m’avaient annoncé qu’on partait vivre à l’étranger lorsque j’étais ado, j’aurais drôlement fait la tronche ! 😀
      Tu as de la chance de partir au Cambodge, ça va être un sacré dépaysement ! Tu m’étonnes que tu aies peur de ne pas vouloir rentrer ! 😉 Et à ce qu’il parait, les bestioles grillées, c’est plutôt pas mal… mais effectivement, ça ne vaut sûrement pas les crêpes…
      J’ai hâte de voir des photos de ton voyage sur FB ou sur ton blog !
      Des bisous !

  2. Un article que j’ai adoré lire encore une fois ! Je vous envie et je vous admire d’avoir fait ce choix ! J’aurai aimé vivre une expérience de ce genre (pas forcément toute une vie mais un ou deux ans).
    En tout cas si vous vous sentez particulièrement bien sur Gozo, vous avez tout à fait raison d’y résister et de vous y projeter sur du long terme 🙂

    Bonne fin de séjour rennais,
    Bisous !

  3. Comme je te comprends ! Je suis expatriée depuis 4 ans et demi, là je rentre en France et j’ai très peur car je ne veux pas rester mais je rencontre des difficultés à trouver une nouvelle destination et surtout, un travail qui reussiera à me faire rester… Comme toi, rentrer en France, non !
    Bonne continuation !

    1. J’imagine ta situation… J’espère que la transition va bien se passer pour toi et que tu trouveras très vite une nouvelle destination (et un travail, c’est le plus important) qui te plaira vraiment !

  4. Je suis ton blog depuis quelques semaines seulement alors je me demandais pourquoi Malte? Et ton homme a monté une entreprise de quoi? C’est très courageux en tout cas d’avoir franchit le cap, on ne vit qu’une fois alors vous avez bien raison!! Bisou

    1. Bienvenue, alors ! 😉
      Pourquoi Malte… On cherchait en premier lieu du soleil et des paysages paradisiaques, ainsi qu’un pays avec une structure politique, fiscale et économique qui nous convenait. On ne voulait pas partir trop loin non plus pour un premier départ, et rester assez proches de nos familles et amis (environ 3h de vol) était important pour nous. Malte est la seule destination européenne qui remplissait tous ces critères.
      On a hésité avec Tenerife, une île qu’on connait bien et qu’on aime beaucoup, mais le fait que ce soit espagnol était un problème pour nous.
      Il travaille dans la finance et le consulting.
      Des bisous et à bientôt ! 🙂

  5. Wahou, j’envie votre sérénité… Après presque une année à Shanghai je me sens maintenant chez moi ici, heureuse d’y être avec l’envie d’y rester encore quelques années mais pas d’y faire ma vie, et mes proches continuent à me manquer beaucoup (les nouvelles technologies ne peuvent rien contre le décalage horaire et l’instabilité de l’internet chinois…). Mille expats, mille expériences…

    1. Oui, quand on part (beaucoup) plus loin, j’imagine que c’est moins évident et qu’on doit se sentir réellement coupé de ses proches, surtout immergé dans une culture aussi différente de la notre.
      Je n’ai jamais visité l’Asie et je ne pense pas que j’aimerais y vivre, mais y voyager, oui ! En tout cas, vivre à Shanghai doit vraiment être une expérience très riche, et j’espère que tu continueras de t’y plaire pour ces quelques années à venir ! 🙂

  6. Quitter la France pour s’expatrié n’est pas une décision facile .. mais si on la prend c’est sur qu’on ne le regrettera pas !! 🙂
    Cela fait 3 ans que je me suis expatriée en Afrique .. et j’adore ! Je ne retournerais pas vivre en France, mais j’avoue que revenir quelques semaines en vacance çà fait bien plaisir ! ^^

    1. Tu es dans quel coin d’Afrique précisément ? Et pourquoi avoir choisi cette destination ? 🙂
      Je suis toujours impressionnée par les personnes qui décident de partir dans des pays plus « exotiques », avec des cultures vraiment différentes de la nôtre, et je me demande comment la transition se passe !

  7. C’est un très bel article qui donne envie de tout quitter ! Pour ma part, ma vie en France me plait, mais si j’avais l’occasion de partir dans un autre pays, je le ferais sans hésiter ! 🙂 (D’autant plus si c’est pour une si belle île, je l’avoue !)

    1. Il bosse dans le domaine financier et bancaire. Je l’aide parfois quand il a beaucoup de boulot, notamment au niveau web design, mais je ne travaille pas officiellement avec lui.

        1. Non, en fonction du cadre (et du climat… ^^) ! On peut bosser de n’importe où du moment qu’on dispose d’un ordi et d’une connexion internet, et c’est vraiment un énorme avantage pour tout.

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