Comment surmonter les obstacles à l'expatriation

LES CINQ OBSTACLES À L’EXPATRIATION, ET COMMENT LES SURMONTER

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Lorsque l’on souhaite partir vivre à l’étranger et que cela commence à se concrétiser, on est vite confronté à cinq obstacles à l’expatriation inévitables : la langue, le logement, le travail, le compte bancaire et l’administratif. Les spécificités varient selon les pays, mais le processus reste généralement le même. J’ai réuni mes conseils pour vous aider à affronter ces cinq challenges de la façon la plus sereine possible.

Difficultés lors d'une expatriation

Obstacles à l’expatriation : apprendre une nouvelle langue rapidement

Apprendre la langue de son futur pays est premier sur le liste de ces obstacles à l’expatriation. Vous aurez besoin de maîtriser – au moins un minimum – la langue pour effectuer les tâches qui vont suivre, à savoir trouver un logement, un travail, s’occuper des démarches administratives, faire des rencontres sur place…

Si vous partez dans un pays anglophone, il y a fort à parier que vous avez déjà de bonnes bases grâce à l’école et à la culture web. Sinon, vous devrez peut-être partir de zéro. Heureusement, de nos jours, apprendre une nouvelle langue s’avère plus facile qu’auparavant car nous avons à notre disposition de nouveaux outils.

Obstacles à l'expatriation : apprendre une langue étrangère

Mes conseils :

  1. Regarder des films/séries dans la langue qui vous intéresse.
    Avec les sous-titres français d’abord, puis avec les sous-titres dans la même langue. Et un beau jour, les sous-titres deviendront inutiles. C’est une excellente façon d’apprendre sans avoir l’impression de travailler.
  2. Écouter des chansons dans la langue en question et rechercher les paroles sur internet.
    Je déteste écouter une chanson sans en comprendre le sens. Quand j’étais ado, chercher les paroles de toutes les chansons que j’écoutais m’a aidé à apprendre l’anglais très vite.
  3. Télécharger une application d’apprentissage de langue.
    Je vous recommande l’application Babbel, qui est la plus réputée en la matière. C’est très ludique, et très gratifiant car on progresse vite ! À ma connaissance, il y a plus d’une dizaine de langues disponibles, de l’anglais au turc, en passant par le néerlandais. Vous savez sans doute comment ça fonctionne : Babbel vous propose des exercices, faciles au début. Puis, l’application va évaluer votre niveau pour vous faire progresser à votre rythme. En quelques minutes par jour, il est facile d’acquérir de bonnes bases très rapidement.
    C’est aussi une excellente option si vous avez des enfants ou des ados et que vous craignez que l’expatriation soit un peu difficile à cause de la barrière de la langue. S’ils commencent à utiliser Babbel quelques mois avant le départ, la transition se fera plus en douceur.

Vers 16 ans, je parlais couramment anglais grâce aux films en VO et aux chansons anglophones. Ça m’a permis d’assimilier des tonnes d’expressions, de tournures de phrase, de vocabulaire…
À cette époque, les applications d’apprentissage de langues n’étaient pas encore répandues, malheureusement. Désormais, ce sont des outils indispensables pour apprendre une langue très rapidement et avec un minimum d’efforts. Je pense aussi à nos enfants qui auront la chance d’avoir des applications telles que Babbel à disposition pour améliorer leurs connaissances scolaires.

Apprendre une langue étrangère rapidement

Trouver un logement à l’étranger

Maintenant que vous pouvez vous faire comprendre dans la langue voulue et que votre projet se concrétise, il vous faut trouver un logement. C’est la deuxième étape des obstacles à l’expatriation.
Il y a plusieurs approches possibles :

  1. Partir quelques jours sur place en “reconnaissance” pour visiter des logements, avant la véritable expatriation.
  2. Tout faire à distance et récupérer les clés le jour de votre expatriation.
  3. Vivre dans un airbnb/hôtel/auberge de jeunesse les premières semaines, le temps de trouver un logement.

Selon mon expérience, chacune de ces approches comporte des avantages et des inconvénients.

La première option est, selon moi, la plus raisonnable. Mais c’est aussi la plus chronophage et la plus coûteuse. Raisonnable, car vous ne vous précipitez pas, vous partez sur place une à deux semaines pour trouver une location. Vous aurez le temps de visiter plusieurs biens, de découvrir le quartier, de constater par vous-même les défauts du logement. Si vous ne trouvez rien, vous pouvez revenir ultérieurement et chercher à nouveau, vous n’êtes pas pressé(e). C’est la meilleure solution pour éviter les arnaques et les déceptions.
Chronophage et coûteuse, car vous allez devoir dédier plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à la recherche de ce logement. Vous allez devoir vous rendre sur place (ce qui implique des frais de transport, d’hôtel, éventuellement de poser des vacances si vous occupez actuellement un emploi, etc).

Comment s'expatrier sereinement

La seconde option est la plus simple, mais la plus risquée. Si vous passez par un organisme de confiance, ou par une agence de location connue et réputée, tout devrait bien se passer. Les visites virtuelles d’appartements ou de maisons sont monnaie courante aujourd’hui (surtout depuis la crise sanitaire actuelle).
Mais le risque d’arnaque reste tout de même élevé, et lors d’une visite virtuelle il est facile de cacher les défauts d’un logement. Il est donc possible d’avoir une mauvaise surprise à l’arrivée.

Enfin, la troisième option est souvent choisie par les expatriés, mais elle est plus ou moins réalisable selon les circonstances. Si vous partez seul(e) avec une ou deux valises sous le bras, c’est sûrement la meilleure solution. Par contre, si vous vous expatriez avec beaucoup d’affaires, des meubles, des animaux… ça se complique. Il faut avoir une solution pour laisser vos meubles quelque part en attendant de trouver votre logement définitif. Si vous avez des animaux, il faut s’assurer que le propiétaire du airbnb ou de l’hôtel les accepte.
Ensuite, vous allez devoir trouver une location le plus vite possible pour éviter de payer un logement provisoire trop longtemps. Si jamais vous n’arrivez pas à trouver quelque chose dans le laps de temps que vous vous étiez donné, la situation peut devenir stressante.

Mes conseils :

Avant notre expatriation à Malte, nous avions choisi la seconde option, mais en passant par une agence immobilière réputée et avec l’aide d’une personne de confiance sur place qui avait visité la location pour nous. Si c’était à refaire, j’opterai de préférence pour la première option. Mais tout dépend des circonstances, surtout en 2020, avec la crise sanitaire actuelle et les quarantaines imposées dans certains pays !
Si vous avez du temps et des moyens financiers, je vous recommande la première option.
La seconde option peut être préférable si vous n’avez pas de temps et/ou pas beaucoup de moyens (mais soyez prudents).
Si votre expatriation presse (par exemple, un emploi vous attend), si vous partez sur un coup de tête, ou si une quarantaine obligatoire est en place dans votre destination, la troisième option peut vous convenir d’avantage.

En ce qui concerne la location à Malte ou à Gozo, j’avais écrit cet article il y a quelques années. Vous y trouverez des informations plus spécifiques concernant l’archipel maltais.

S'expatrier : comment trouver un logement

Ouvrir un compte bancaire à l’étranger

Un compte bancaire sur place est indispensable si l’on souhaite travailler. Mais c’est parfois compliqué et/ou long d’en ouvrir un auprès d’une banque, surtout lorsqu’on est en pleine expatriation, c’est-à-dire “le cul entre deux pays”.

Heureusement, il existe désormais des banques en ligne, et ça change la vie quand on est expat (ou pas, d’ailleurs). Un compte s’ouvre très facilement, en quelques heures, avec votre passeport, un justificatif de domicile, et une justification de l’origine des fonds (par exemple, un contrat de travail). On reçoit dans la foulée une carte bancaire qu’on peut utiliser partout, et gérer ses comptes devient extrêmement simple grâce à une application où toutes les transactions s’affichent en temps réel. Franchement, d’un point de vue pratique, c’est top.

Attention néanmoins, je me permets un petit disclaimer : toutes les banques en ligne ne se valent pas. Je ne citerai pas de nom, mais une certaine banque en ligne ukrainienne très connue est à éviter absolument. Je vous laisse faire vos propres recherches sur Google : vous tomberez sur des informations qui vous aideront à faire votre choix en connaissance de cause.

Maintenant que cela est dit, certaines banques en ligne sont de bonnes alternatives aux banques “classiques”. La Bunq ou Paysera, par exemple, sont de bonnes options, plutôt fiables.

Ouvrir un compte bancaire pour expatriation

Mes conseils :

Une banque en ligne est un super outil dans un premier temps, pour recevoir de petites sommes d’argent, le temps de s’installer correctement. Mais attention à bien la choisir : les comptes “bloqués” sans préavis et sans explication, pour une durée indéfinie, sont très fréquents, j’en ai fait les frais (sans jeu de mot). Dès que vous le pouvez, ouvrez un “vrai” compte. Évitez, dans tous les cas, de garder de grosses sommes chez une banque en ligne.

Le plus délicat des obstacles à l’expatriation : trouver un travail

Si vous êtes “digital nomad” (pouvant travailler n’importe où grâce à internet), si vous ne travaillez pas, si vous avez déjà un travail qui vous attend sur place (mutation, opportunité…), la recherche d’emploi ne vous concerne probablement pas. Ouf, seulement quatre obstacles à l’expatriation pour vous !

Mais beaucoup d’expatriés se mettent à chercher un emploi dès leur arrivée sur le territoire.
Dans ce cas, au niveau administratif, il vous faudra au moins un justificatif de domicile et un compte bancaire pour recevoir votre salaire. Pour le reste, tout dépend des pays.

Je vais surtout parler de Malte et de Gozo, car c’est là que je me suis expatriée. Il est très facile de trouver un emploi sur l’archipel maltais, car le taux de chômage y est très faible (3,5%). En plus, cela ne prend pas en compte les emplois au black qui sont assez répandus, ici. Généralement, une personne qui souhaite travailler trouvera toujours du boulot.

Projet d'expatriation : conseils pour trouver un emploi dans un nouveau pays

Il y a une forte communauté de français sur l’île principale de Malte. Ils travaillent pour la plupart dans le secteur des jeux d’argent en ligne. C’est un secteur majeur sur l’île, car Malte dispose d’une législation très souple à ce niveau là. Toutes les compagnies de iGaming européennes viennent s’implanter sur l’archipel et recrutent beaucoup d’expats.
Mais le secteur principal reste bien évidemment le tourisme : c’est ce qui permet de faire vivre les îles maltaises. Dans un premier temps, il est très facile de trouver un job dans la restauration ou comme guide touristique, par exemple. Si la recherche d’emploi à Malte vous intéresse, j’ai cet article à vous proposer, entièrement consacré au sujet.

Mes conseils :

Rapprochez-vous d’expatriés établis dans le pays qui vous intéresse. Demandez-leur dans quel secteur d’activité ils travaillent, comment ils ont trouvé leur emploi… Il y a de fortes chances pour que l’entreprise qui les emploie ait tendance à embaûcher d’autres expatriés, comme vous.
Si vous êtes formé(e)/diplômé(e) dans un secteur très spécifique, vous pouvez peut-être contacter votre ambassade. Cherchez des forums d’expatriés exerçant dans ces domaines.
À Malte en particulier, le bouche à oreille fonctionne très bien pour trouver un emploi : rapprochez-vous de personnes qui disposent d’un réseau sur place.

Anticiper les démarches administratives liées à l’expatriation

Là encore, c’est très différent selon les pays. Mais il est fort probable qu’on vous demande une pléthore de documents lorsque vous souhaiterez établir votre résidence officielle dans votre nouveau pays. À Malte, par exemple, il faut justifier d’une certain niveau de revenus, avoir une assurance santé, prouver vos relations avec les membres de votre foyer, etc.
Si je peux vous donner un conseil général, ce serait d’anticiper et de regrouper le plus de documents possibles avant de quitter votre pays actuel.

Même quand on est phobique de l’administratif (bienvenue au club), c’est quelque chose d’assez facile à faire. Prenez une pochette et réunissez tout ce que vous avez sous la main et qui pourrait vous servir un jour. Vos fiches de paye, contrats de travail, vos diplômes, vos contrats de location (même les plus vieux ; ils peuvent vous servir à prouver que vous viviez dans tel pays à telle date), quelques factures récentes d’électricité ou d’internet…

L'administratif, un des obstacles à l'expatriation

Mes conseils :

Faites une demande en ligne auprès de votre préfecture pour recevoir, par la poste, une copie de votre acte de naissance, de votre casier judiciaire, de votre acte de mariage… ce genre de choses. Les demandes en ligne prennent à peine quelques minutes à faire, c’est normalement gratuit, vous n’avez pas besoin de téléphoner ou de vous déplacer, vous recevez vos papiers par la poste quelques jours plus tard.
Sachez que si vous êtes déjà expatrié(e), vous pouvez vous faire expédier ces documents à l’étranger gratuitement.
Peut-être que certains documents ne vous seront jamais demandés, mais si jamais c’est le cas, vous les aurez directement sous la main !
Encore mieux : scannez tous ces documents et gardez-les dans un dossier sur votre ordinateur.

Surmonter les principaux obstacles à l'expatriation

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair – et à destresser – face aux obstacles à l’expatriation qui vous attendent peut-être.
Ces obstacles à l’expatriation sont très loin d’être insurmontables, il faut simplement savoir où on va et faire preuve d’un peu d’organisation.

Si vous êtes particulièrement intéressé(e) par l’expatriation à Malte ou à Gozo, je vous recommande de jeter un oeil à ma rubrique consacrée à la question : j’ai beaucoup d’articles qui risquent de vous intéresser, sur tous les sujets possibles… ou presque.

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